mardi 20 janvier 2009

Oliviera donne un aperçu de son street album...


Après son premier maxi « prémices » sortie en 2003 et réédité en 2004, Oliviera revient avec un nouveau single. « Le single s’intitule "C'est du tout chaud" (déjà dans la playlist de kamerhiphop.com, ndlr), j’ai également inclue les titres tels "j'attend rien" et "il a fallut". » nous a-t-il confié.

Ce maxi qui d’après son auteur sera du lourd annonce son street album. « Ce maxi annonce mon street album qui s’intitule "le talent ne suffit pas vol.1" produit par wiser pour wiz prod. La distribution est gratuite et par téléchargement sur ipod et téléphone, chez global multimédia à l’avenue kennedy. » Poursuit t il.

Street album de 12 titres, « le talent ne suffit pas » nous réserve pas mal de surprise. « Il y’aura des inédits, des featurings, des extraits... Produit par wiser (wiz prod), dee jay(p.o.c records), dan exo (hell music). La sortie est prévue courant 2009 avec un show case sur invitation. » Conclut le presque célèbre.

Vous pouvez écouter ses inédits en allant sur www.myspace.com/olivierapologie ou sur
http://oliviera-official6side.skyrock.com/

Contact artiste: olivierapologie@yahoo.fr / 237) 77 61 27 47; 99 10 39 93
“Le talent ne suffit pas” est un produit six side prod.

En attendant la sortie de sa EP (il a été le gagnant de la Beatz Contest 2006 concours organisé par les coudes productions en Allemagne, ndrl) qui tarde à voir le jour, l’auteur de « l’envers du décor » continu à faire avancé son biz.

http://www.kamerhiphop.com

Nouvel album du groupe trinity's : sois le premier a suivre un extrait


Miss Dabbal( La rappeuse camerounaise du groupe ), Lady Flower et Mikysah les trois perles qui forment le Groupe TRinity's ,vous invite à découvrir le premier extrait de leur album voyage:

trahison en téléchargement exclusif!
Un duo avec Teeyah

La doumoussion
Act 2 avec Top One Frisson , Angelo Busta et Anofela de la Riviera composé par Kaysha

Une rumba rn'b avec Mirage supersonic , Cnn composé par Top One frisson, Olivier Tshimanga, Brice Malonga

et pleins d'autres surprises encore

Affaire à suivre ....

http://www.myspace.com/trinitys3
http://trinitys3.skyrock.com/


contact et management :
Mr Olivier Doumou
Producteur et manager du Groupe Trinity's
doumou70@hotmail.com
tel:0603347211

vendredi 2 janvier 2009

Hélène FAUSSART (Les Nubians) : « Nous allons chanter à l’investiture de Barack Obama »


Invité au Cameroun à l’occasion du festival national des arts et de la culture, les sœurs Nubians n’ont pu être là toutes les deux. Néanmoins, Hélène FAUSSART, l’une des nubiennes, n’a pas hésité à partager un moment convivial dans le cadre d’un entretien exclusif accordé à kamerhiphop.com et Forum jeunes au sujet de leur carrière, du FENAC...

Kamerhiphop.com : Bonsoir Hélène et bienvenu à Maroua.
Hélène : Bonsoir et merci. Je suis très contente d’être à Maroua car j’adore la ville.

Personnellement comment vis tu le FENAC 2008?
Je n’avais jamais eu l’occasion d’assister au FENAC en tant que spectatrice donc pour moi c’est vraiment une première car ça me permet de voir comment ça se passe et encore plus en tant que performeuse. J’ai eu l’occasion de vivre chaque soir les concerts, des backstages, mais aussi dans le public et de voir à quel point la population de Maroua accueille ses artistes, j’ai couru après Sam Fantomas pour lui demander 40 000 photos… Je suis très heureuse de voir que le FENAC n’est pas un évènement isolé ici à Maroua mais plutôt en contact directe avec le monde et quotidien par internet justement avec vos comptes rendu (elle parle de forum jeunes, ndlr).

C’est une chance unique de se retrouver entre artiste qu’on soit musicien, plasticien, toutes disciplines confondues pour offrir la culture au public car celle-ci sert à élever les gens et à ouvrir les horizons et les univers.

Bref c’est vraiment une grande chance pour toute génération confondue de pouvoir rencontrer ces artistes et voir leur travail, pour certains de découvrir la région du grand Nord. Car que le FENAC soit à Maroua ce n’est pas un incident c’est aussi pour amener le peuple camerounais à mieux connaitre son pays et tout ça ce n’est que ravissement, bonheur quotidien.

Pour cette 7e édition du FENAC la part belle a été faite aux musiques dites urbaines à travers la présence d’une pléiade d’artistes jeunes. Comment interprètes-tu cette initiative ? Penses tu que ce soit une reconnaissance à l’endroit du hip hop ?
Evidement. Avant même d’arrivé au FENAC je suis passé à Yaoundé j’ai vu cette immense affiche pour le prochain album de Lady B n’est ce pas une reconnaissance des talents urbains ? En plus avec cette scène ouverte où j’ai eu la chance de voir tous ces artistes que ce soit koppo, Sultan oshimin, X-maleya… je crois que le Cameroun rend aujourd’hui un hommage à sa créativité et à son inspiration donc j’espère que cet effort se fera dans la continuité et que ce n’est pas un évènement singulier. La jeunesse camerounaise aime cette culture urbaine, elle écoute ses artistes de la culture urbaine donc ceux-ci ne trouvent que leur place naturellement sur la scène.

Hélène, franco-camerounaise vivant à l’étranger que représente le Cameroun pour toi ?
C’est mes racines, maman est camerounaise j’ai grandi avec le Cameroun dans mon cœur, dans mon sang ; c’est une de mes racines. Ma fille va venir au Cameroun pour la première fois dans quelques jours et je suis tellement heureuse de pouvoir lui présenter le Cameroun et qu’elle le découvre.

En 1997 vous envoyez votre maquette sans conviction à des maisons de disque et Virgin flash sur vous. Par la suite ce sera le début d’une grande et belle carrière. Peux-tu nous raconter cette belle aventure ?
En fait ce qui était surtout surprenant à cette époque là c’est que j’étais étudiante en droit, Celia était en sociologie et moi je voulais être absolument juriste des droits d’auteur donc si j’avais continué ma carrière juridique sans m’arrêter pour la musique peut être je travaillerais aujourd’hui aux droits d’auteurs au Cameroun. Et il se trouve que avec Celia nous chantions, nous avons fait notre répertoire à l’époque a cappella tout en se disant que si on sort notre album ça sera bien plus tard. Puis on fait une petite maquette, on avait une association à Bordeaux (Les petits griots. Ndlr) qui œuvrait justement pour la promotion et le développement des cultures urbaines et des cultures africaines et métissées. On a organisé un concert et l’un des artistes qui est venu à ce concert après nous avoir vu sur scène le lendemain nous a dit que c’était super ce qu’on faisait et qu’il fallait que Paris le saches. Elle nous a demandé une maquette qu’elle a emportée avec elle à Paris et quelque mois plus tard on a été contacté par Virgin pour faire un titre dans une compilation. Mais il se trouve que le directeur artistique nous a vu en studio il a été séduite par notre façon de travailler et à la fin de la session il nous a demandé si on voulait faire un album.

Quelle a été votre réponse ?
On ne lui a pas répondu oui mais plutôt on va voir. Parce que nous étions étudiantes et dont on est rentré sur bordeaux longuement réfléchir avant d’accepter (rire).

En 1998 vous commettez votre premier album princesse nubienne, vendu a plus de 50 000 exemplaires, vous êtes révélation de l’année au soul Train award… avec tellement de succès est-ce facile dès lors de rester soit même ?
Je crois que vraiment on n’a pas changé, si oui ça a peut être changé l’environnement. Tu sais dans nos métiers en général nous on change peu, ce sont les gens autour de nous qui changent, ce sont eux qui se font des idées et qui changent mais nous on ne change pas. Les gens vont dire que maintenant on est immensément riche mais l’argent qu’on a gagné de notre premier album on l’a réinvesti dans la musique immédiatement dans un projet de poésie bilingue franco-anglais qui s’appelle echoes. Donc on ne change pas, ce sont les gens qui changent.

Les thématiques de vos chansons sont parfois de véritables prises de position en faveur d’égalité des races, la cause des femmes…pensez vous ainsi être des artistes engagés ?
Si faire de la musique c’est juste dire baby je t’aime, franchement j’arrête la musique. Ça veut dire que je n’ai rien à dire. Je fais ce métier parce que j’ai été inspiré par des gens comme Miriam Makéba, Fela, Manu Dibango et je fais ce métier à cause d’eux car c’est eux qui m’ont nourrit. Le jour où je n’aurais plus rien à dire, quand je n’aurais plus aucun message à transmettre j’arrêterais la musique et je changerais de support car je suis quelqu’un qui écrit beaucoup donc j’écrirais beaucoup de bouquin dans ma vie.

As-tu déjà entendu parler de kamerhiphop.com ?
Je vais sur www.kamerhiphop.com aux moins deux fois par mois pour savoir ce qui se passe au pays. Je veux savoir comment vont mes frères, ce que font krotal, Lady b, Macase, où est Sultan Oshimin… Heureusement que vous êtes là pour relayer cette culture urbaine camerounaise à travers le monde et vous savez que vous êtes lu partout à travers le monde ?

Qu’est ce qui vous reste à accomplir les Nubians ?
Tellement de chose car le monde est grand. On travaille sur le troisième album qui sera dans les vitrines de culture mboa je l’espère dès l’été 2009 avec une tournée internationale ensuite. On sera à Washington pour l’investiture de Barack Obama à la Maison blanche, on joue là-bas le 18 et le 20 janvier en première partie de Youssou Ndour. Les Nubians ont sont toujours en connexion avec le pays, on sera là beaucoup plus souvent pour des concerts, des maters classe en direction de jeunes artistes sur les techniques du chant, le business de la musique…

Avec quels rappeurs camerounais aimerais tu travailler ?
Je ne dirais rien, écoutez seulement les sortie de 2009 vous aurez des surprises.

Un mot pour la fin ?
Juste dire aux fans que même s’ils n’ont pas de nos nouvelles sachez qu’on ne lâche pas prise. On était en tourné 2007-2008 un peu partout dans le monde, le troisième album sera dans les back dès cet été de façon légale et des concerts qui arrivent. Je dis à mes pairs, jeunes, moins jeunes portez vous bien, innovons le changement pour notre pays en nous changeant nous même et comme d’habitude sortez couverts, mettez le préservatif, aimez vous les uns les autre et dans vos cœurs : P.A.I.XMerci sist’art

Par Ebah

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Noël en famille pour Koppo


A peine revenu du Fenac 2008 à Maroua, Koppo (maillot vert sur la photo) a rejoint sa famille à Sangmelima dans la région du Sud pour la fête de la Nativité.

Occasion pour lui de goûter aux bons vieux plats de sa mère Emile (au centre), avant de regagner Yaoundé où l’attendaient un spectacle à Ya-fe en compagnie des Rapconteurs 2 et d’âpres négociations avec des producteurs intéressés par son deuxième album dont la sortie est prévue courant 2009.

Manga

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Le rap se conte à YA-FE 2008.


En créant le concept des rap-conteurs, Blick Bassy, ex membre de Macase, avait en cœur de faire valoir des talents du hip hop Camerounais, exerçant sur des thématiques accessibles au commun de la jeunesse. La première génération a scandé « Je wanda » en compagnie de Krotal, Bantou Posse, Big B-ZY et Danielle Eog. Ces derniers, précédés par One love, ont assuré la première partie du show de ce dimanche 28 décembre au boulevard du 20 mai 1978, au Festival Yaoundé en fête. Un spectacle hip hop tout en live, avec des musiciens et des choristes, on commence à s'y faire au Cameroun. Krotal a semblé exceller dans cet exercice, aidé il est vrai, par ses amis du groupe Macase, maîtrisant bien son répertoire.
Du son, de la lumière, de l'innovation pour la deuxième génération des rap-conteurs, devenus raconteurs de musique. La jeune Viany aux intonations Eton a fait plaisir à Queen Etémé et Hélène Faussart des Nubians, toutes deux de retour du Fenac à Maroua. Queen Etémé a d'ailleurs martelé : « Je viens encourager la génération montante, et même si je ne suis pas programmée, mon devoir est d'être ici. ». Hélène Faussart quant à elle se dit « prête à venir au prochain YA-FE, pourquoi pas ?» En attendant, c’est Koppo qui a manifestement démontré le Sassayé, extrait de son deuxième album toujours attendu, en passant en revue tous les couplets de son premier album sous l'unique refrain du tube, Si tu vois ma go.
La force du Ya- Fé étant le public, Koppo et Sultan Oshiminh n´ont pas déçu ce dernier. Oshiminh s’est d'ailleurs auto-proclamé roi, retrouvant ses racines royales volées par le « babylone occidental». Tout un concept qui semble conscientiser les milliers de jeunes présents. Ecoutant ce chantre du reggae camerounais, demander le feu pour « éclairer Tsimi Evouna, le feu pour brûler Odong Ndong ou encore Olanguena et tous les corrompus de la république » Des paroles et une musique puissantes, ayant un effet électrique sur un public, visiblement acquis à la cause du chanteur, surtout lorsque ce dernier entonne : Quelle école, pour clôturer sa scène.
Le spectre de Sultan Oshiminh continuera de briller lorsqu'il entamera ses mesures sur le Nyanga Nyanga, tube des rap conteurs, 2ème génération. La petite déception viendra de Ak Sang Grave qui chantera sans Dar X, qui a démissionné du groupe, et dont le couplet a été remplacé par une séquence battle de deux jeunes filles déchaînées et hystérisées par la scène de YA-FE. Le public remarquera au passage aussi que l´ingénieur de son avait du mal à ressortir la véritable voix de Viany, qui était pratiquement inaudible, et que la présentation a été assurée par un duo pas du tout habitué en la matière, à la grande déception de Tito de Stv et Alain Dexter de CRTV. Malgré ces petits couacs, la marque Yellow a encore marqué des points. D'abord, l'exploit de mobiliser ce nombreux public un dimanche soir, au lendemain d'un éclatant concert de Richard Bona, ensuite, le pari de diversifier un plateau hip hop à la sauce locale et ethno world.Patricia Bowen, alias Panie, gestionnaire des plateaux hip hop a sa petite explication à cela : « Il faut faire une playlist, recenser pas mal d'artistes, trier, demander les avis d'autres personnes, privilégier la qualité de la scène à l'ancienneté des artistes. Voilà ce qui fait le succès d’un festival comme YA-FE ». Son compère Jean Laurent Nkembé alias Ajajo ajoutera que : « Faire du hip hop ce n’est qu'une variante de la musique en termes de répertoires et de styles. Ce sont des rappeurs, mais c’est à leur avantage d´approfondir toutes les facettes du métier ». Cela dit, la culture du live hip hop a encore de beaux jours devant elle, à condition que chacun joue sa partition et que chacun fasse son Nyanga Nyanga.

Dania EBONGUE

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jeudi 27 novembre 2008

Mboa Hip Hop Awards, les nominés sont connus


La deuxième édition de Mboa Hip hop Awards qui se tiendra le 22 Novembre 2008 à Douala vient de dévoiler les nominés et categories.

A/_ MEILLEURE CHANSON HIP HOP, REGGAE & FUSION

1- FRANKY P (The prince’s back)
2- KROTAL (A Tara)
3- SIDNEY (Ce Soir)
4- RAP CONTEURS (Je wanda)
5- MBALE MBALE (Chacun)

B/_ MEILLEUR MAXI, COMPILATION
1- TRIPLE H
2- TOUPY 4 EVER
3- VBH
4- MH
5- GS FAMILY
6- BOIS D’EBENE

C/_ MEILLEUR ALBUM RAP
1- PAROL (La zik pour la vie)
2- ALBERTO LES CLES (Croisons les doigts)
3- GUY D’X ()
4- VALSERO (Politiquement instable)
5- LA RETHORIK ()
6- SQUARE ROOT ()
7- LARDINEG ()

D/_ MEILLEUR ALBUM REGGEA, MAXI
1- MARCO B
2- KAZAM LA FLAM
3- TALIX MAN
4- RAY DIT
5- BOBBY JUSTICE


E/_ MEILLEUR ALBUM, MAXI RNB
1- JAY N
2- ARLY BUTTERFLY
3- ASHALLE
4- DUC Z

F/_ MEILLEUR ALBUM, MAXI & FUSION
1- SOUMANDJA
2- CARLOS K
3- ARMEL WELADJ
4- FA7
5- RAP CONTEURS

G/_MEILLEURE VIDEOGRAMME
1- JAY N (by PC)
2- THIERRY OLEMBA (by PC)
3- NOUS VOICI (by RED ZONE)
4- FRANKY P (by COACH)
5- ASHALLE (by DARKCELL RECORDZ)
6- RAP CONTEURS (by COACH)

H/_ REVELATION DE L’ANNEE
1- MH
2- JAY N
3- ALBERTO LES CLES
4- ARMEL WELADJ
5- KAZAM LA FLAM
6- ARLY BUTTERFLY

I/_ MEILLEUR PRODUCTEUR SON
1- DJESS PANEBO (FRANKY P, DUC Z , JAY N, PAROL)
2- STEPHANE AKAM (MH)
3- SO SOUND (VBH)
4- MILES (ALBERTO LES CLES)
5- BABU SLA (KAZAM LA FLAM )

J/_ MEILLEUR PRODUCTION EVENEMENT
1- EYES CONCEPT (CONCERT BOOBA)
2- RED ZONE (CONCERT MASSIVE ATTACK)
3- SATURNE PROD. (CONCERT DIAM’S)
4- AXE JEUNES (COULEURS URBAINES)
5- BLAXITY (SPRITE HIP HOP FESTIVAL)

K/_ MEILLEUR GROUPE DE DANSE
1- X THRILLER P
2- XTREME FUSION
3- 3B DANCE
4- BLACK STAR
5- LA LIGUE DU MAL
6- DIABLOS

Votez en envoyant des sms SUR le numéro court (81 81) ou sur le numéro long LONG (74 16 03 03)

http://www.kamerhiphop.com/index.php?link=actu_r&id=340

Bigyann bientot dans les bacs...


Annoncé depuis longtemps dans les couloirs du hip hop du bled, le maxi de Bigyann, une valeure sure de la jeune génération hip hop kamer est dans sa phase terminale de sa réalisation.

Son premier single "ma zik" est paru cette année avec le vidéoclip du même titre pour annoncer la sortie en 2009 (fin février / début mars) de son maxi "PRÉVIENS LES AUTRES" de 8 titres.

Actuellement en autoprod, il espère décrocher un contrat de production pour que son premier album ne passe pas inaperçu.

Décrit comme "un artiste déterminé" par ses pairs, il se dit lui même prêt a aller jusqu'au bout de son aventure et de ses rêves artistiques. Il est camerounais et vit à Yaoundé.

Passe donc le message, "PRÉVIENS LES AUTRES", le maxi de Bigyann sera bientôt dans les bacs. La sortie est prévue pour début 2009.

Découvrez en exclu dans la playlist de kamerhiphop.com le titre "suis dedans"

Pour écouter d'autres chansons de Bigyann visiter www.myspace.com/bigyann05. Pour matter la vidéo "Ma zik", suivez le lien www.youtube.com/bigyann08.

http://www.kamerhiphop.com/index.php?link=actu_r&id=341

mercredi 19 novembre 2008

Valsero : Le Rap Conteur est un lobby


L'auteur du titre" Politiquement instable ", parle des regroupements des artistes camerounais et de leur place sur la scène internationale.
Vous venez de commettre un album, "Politiquement instable ", dans lequel vous avez écrit une lettre au président. Que lui dites-vous ?
J'ai essayé de lui faire le rapport de la rue, la gestion actuelle du pays et l'état réel de la jeunesse et du contexte social camerounais, qui n'est pas favorable à l'épanouissement alors que les gens autour de lui le rassurent que tout va bien. Ils lui disent le contraire de ce qu'ils ont réussi à faire. Notamment trouver du travail aux jeunes. Ces jeunes qui ont de capacités de postuler au marché de l'emploi. Ils sont au chômage. C'est un échec social énorme. Ce qui entraîne une insécurité débordante dans le pays. En ce moment, on est presqu'en état de siège. On fait comme si ça allait. On a créé aujourd'hui un comité national de lutte contre la corruption. Je crois qu'ils ont appelé ça Conac. Ce genre de connerie. Il faut arrêter d'institutionnaliser tout. Sur le plan culturel, la politique y relative est archinulle. La Socam est comme elle est, tout comme la Cmc.

Que pensez-vous des mouvements musicaux camerounais ? Notamment en ce qui concerne le Hip Hop ?
Le Hip Hop est une chance pour les Camerounais. Les nouveaux courants musicaux sont importants. D'une part, pour les jeunes qui consomment ; d'autre part pour les rappeurs. Car, c'est un métier, qui permet à ceux qui y sont de pouvoir vivre. Et les jeunes y travaillent beaucoup. Chaque génération cherchant à marquer son époque.

Il y a un regroupement tel que le Rap Conteurs dont vous ne faites pas partie. Pourquoi ?
Le Rap Conteur est un lobby d'un opérateur de téléphonie mobile, qui n'a rien à voir avec le Rap, à la culture Hip Hop. Il utilise les Rappeurs. A la limite, il rapporte un peu à ceux qui y ont participé. Mais, la question que je me pose est de savoir pourquoi des rappeurs sur lesquels les jeunes comptent devraient faire la publicité, ou demander aux gens de s'abonner à tel opérateur et non à tel autre ? Ils sont sous payés.

On ne vend pas de disque au Cameroun. Mais, on est surpris de votre quasi absence sur la scène internationale comme les Sénégalais, les Ivoiriens ou, tout à côté, les Gabonais…
Nous faisons un carton depuis quelques temps sur Rfi. Nous avons quelques festivals qui sont programmés au Cameroun et à travers le continent. Notamment le Bénin en Février, le Sénérap au Sénégal en mars. Bien plus loin, nous avons des amis qui travaillent pour nous au Canada par exemple où nous avons envoyé plus de 700 disques compacts. Sur place au Cameroun, nous avons plusieurs rendez-vous pour être présents. Notamment les Ccf de Yaoundé et de Douala ainsi que le Petit Tamtam de Yaoundé.

Mais, l'on ne vous voit pas beaucoup, ou du tout sur des chaînes de télévision internationales telles que Trace Tv. Est-ce pour un problème de qualité du produit ?
Nous n'avons pas encore fait de diffusion à Trace Tv. Mais, le clip de " La lettre au président " a été tourné par les meilleurs au Cameroun. Nous avons d'autres partenaires avec lesquels nous sommes en pourparler en ce moment. Nous ne pouvons pas tout faire au même moment. Nous avons des moyens très limités.

Propos recueillis par Justin Blaise Akono

http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1227110054.php

mardi 18 novembre 2008

Herve Ndjag : Camerhha : Nous restons ouverts...


Kamerhiphop.com : bonjour Herve Ndjag (Phen),tu es le responsable de la Structure CAMERHHA en quelques mots ,peux tu me présenter cette structure. ?
Bonjour à Kamerhiphop et aux nombreux internautes et fans de Hip Hop De prime abord je tiens à préciser que CAMERHHA est un projet Produit par mon label que j’ai crée en 1998 qui a pour nom YAOUNDELIR’R ENTERTAINMENT qui a produit la groupe NEGRISSIM
En 2000.

J’entends par production le Financement de tout le Studio au Studio Magix (Mapane records) et l’édition des supports d’écoute, le groupe Négrissim ayant uniquement financé la confection des Affiches et une partie de la promo ce qui leur a donne droit au titre de Co-producteur

Le projet CAMERHHA a été mis sur pied en 2002 et produit par le même Label.

Quels sont les objectifs des CAMERHHA
Les objectifs des CAMERHHA sont les suivants :

Récompenser les acteurs du mouvement Hip Hop (Artistes, Promoteurs, producteurs, Beat Maker, manager, Entreprises qui contribuent au développement des cultures urbaines);
Détecter les artistes lors de ce processus en leur donnant une réelle visibilité afin de permettre aux producteurs, tourneurs, responsables des festivals de s’intéresser a eux;
Développer les activités de tous les opérateurs du Hip Hop en créant des plates formes de développement avec des structures internationales
Quels sont les critères de sélection pour participer à ces Awards ?
Le Projet CAMERHHA est ouvert a tout le monde pour la prochaine édition un travail de fond se fait, nous allons vers les labels qui existent au Cameroun pour détecter les talents
Ensuite il y a un suivi sur le plan national et international sur le développement des artistes.
Et nous travaillons en étroite collaboration avec les promoteurs et connaissons les artistes qui marchent actuellement.

Les awards de 2006 et 2007 avaient été annulé, peux tu me donner les raisons des annulations ?
En 2004 Je fais une Cérémonie réussie au MANGO VILLAGE (Ex Afrikan Logik )situé à Bastos avec une bonne Communication sur l’international et des invités de marque qui sont venus pour cet évènement au Cameroun le Producteur FARWELL de FARWELLRECORD qui découvre l’artiste MAMONEY et de nombreuses personnalités qui étaient présentes un financée par mes propres fonds.
Alors j’ai décidé de passer a une autre étape celle de greffer d’autres partenaires à ce projet pour le rendre international ainsi je contacte Damon Williams Producteur et Manager international Boss de plusieurs labels Européens cet alors que ce dernier propose une stratégie pour donner davantage de crédit à ce projet a travers de vastes campagne de communication sur TRACE TV,MTV BASE AFRICA,3A TELESUD ,TV5 AFRIQUE…. et des radios comme RFI ,AFRICA No 1, et la vaste chaîne de solidarité s’est construite sur le plan international avec les Ambassadeurs des CAMERHHA choisis parmi l’élite du Rap sur le plan mondial. La venue de ces artistes au Cameroun a créer un grosse panique a certaines personnes qui croient contrôler et détenir les arènes du Hip Hop, nous avons ainsi assisté un certain boycott de certains promoteurs a Douala qui ne voulaient pas que l’évènement aient lieu.

Nous avons été traité de tous les noms à l’émission MBOA de Tony Nobody par certains artistes Sur Canal 2 International .

Aprés tous ces faits nous n’avons demandé aucun droit de réponse ni porter plainte a personne tout simplement parce que depuis des années mes partenaires et moi avons une passion pour les cultures urbaines et notre but est de construire. Ces faits expliquent les raisons de l’annulation des récompenses en 2006et 2007 car il fallait étudier la question profondément ,réorienter les stratégies,permettre aux artistes de créer du contenu en sortant des albums .

Tu n’as pas peur que ces annulations décrédibilisent l’évènement ?
Nous n’organisons pas une cérémonie pour faire plaisir aux gens, toutes les conditions doivent être réunies pour faire une cérémonie, ERNEST ADJOVI promoteur des KORAS a pris du recul pendant 2 années pour organiser cet évènement pourtant qui a une forte réputation internationale ; nous avons des arguments assez forts pour organiser la prochaine récompense et avons réunies toutes les conditions.

Une rumeur circule dans le milieu que l’édition de 2008 aura lieu en 2009
Je Confirme que la prochaine édition des CAMEROON HIP HOP AWARDS aura lieu en 2009.

Qui sera primé ? Les artistes sortis en 2006, 2007, et 2008 ou ceux de 2008.
Nous allons primé tous les acteurs qui exercent dans le milieu Hip Hop pour la période 2006, 2007,2008 et certains prix spéciaux seront crées pour d’autres catégories.

Les innovations de cette édition seront connues à travers des communications dans les différents médias et le jour de l’événement.

En Juillet 2006 il y a eu la Première Avant P des CAMERHHA avec La Fouine, J-RO-Solano… la deuxième s’est passée en Décembre 2007, à quand la troisième Avant P ?
Nous vous communiquerons en temps opportun tout le déroulement du prochain événement en 2009.

On a assisté aux scènes ouvertes du coté du Pétit Tam–Tam
Nous remarquons qu’il y a de plus en plus des scènes ouvertes organisées par de jeunes dans plusieurs quartiers à travers le Cameroun promoteurs donner leur également la possibilité de grandir dans leur processus ce qui nous permet de détecter les jeunes talents.

Le 22Novembre 2008 se tiendra à Douala la 2e édition de Mboa, n’as-tu pas peur que cet évènement ne puisse éclipser les Awards de Fevrier ?
Mboa est une émission de Télévision et ne peut recompenser que les BEST de son émission car dans le processus des CAMERHHA, nous récompensons les émissions et les médias qui parcitipent de façon efficace au developpement du Hip Hop Tony Nobody ne peut être juge et partie et je tiens a rappeler que le Concept CAMERHHA est protégé sur le plan international depuis sa création et que le plagiat n’est pas le fait de changer de nom ça va jusqu’au contenu du projet un cabinet juridique qui accompagne le projet suit ce processus et veille en sorte que la propriété intellectuelle soit préservée.Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent pourvu que ce soit dans les normes.

Un troisiéme awards est annoncé pour Mars 2009 honnêtement pour ce « Petit-Hip Hop Camer ne trouves tu pas que ça fait quand même trop …n’est il pas préférable que vous vous associez pour faire une seule et grande soirées des Awards. ?
Je ne connais les Objectifs des autres organisations il faut garder l’éthique dans ce milieu, le Hip Hop Camerounais ne me nourrit pas donc je suis Cadre dans une Entreprise d’Assurance de la place donc je n ai aucun intérêt financier a priori, lorsque au Cameroun le mouvement sera bien structuré les retombées suivront ; je ne saurai m’associer a qui que ce soit l’avenir dira qui sont les « VRAIS »dans ce milieu

Un message a l’endroit des Hip Hopeurs du bled ?
Le Projet CAMERHHA a été mis sur pied en 2002 et a fait son chemin sur le plan national et international car a travers ce processus nous avons pu développer les artistes : MAMONEY basé en Italie, SHELMY basé en France et est arrivé en démi-finale du projet la NOUVELLE STAR en France devant 27 000 Candidats la seule qui faisait du rap et arrivé a ce stade et tout récemment l’artiste MANHITOO qui a bénéficié d’une grosse visibilité internationale .Tous les acteurs du Hip Hop Camerounais peuvent bénéficier du même développement et que de nombreuses opportunités sont offertes pour les artistes par certaines structures de production basé en Europe en terme de développement,production ,édition,et enfin signatures de licence.
Il serait important pour tout le monde de bosser ardemment de façon saine, d’être solidaire et uni afin de faire même notre la culture Camerounaise sur le plan internationale a travers les cultures urbaines.

PEACE NOUS RESTONS OUVERTS !

http://www.kamerhiphop.com/index.php?link=itw_r&id=129

L'album de yaili en preparation


Yaili de son vrai nom Yassedi Liliane, chanteuse originaire de l'extreme nord (plus precisement de Yagoua, dans le departement du mayo danay ,ndlr) est actuellement en studio pour finir l'enregistrement de son premier album. "actuellement je suis en studio, j'enregistre dans le studio So Sound à Douala et le master se fera chez Jeff Records en france" nous a t elle confié. aprés son duo avec Koppo en 2006, on annonce du beau monde en featuring dans cet album. "j'ai fait des feats avec des rappeurs charismatiques tels VBH, Big Bzy..." ajoute t elle.

en attendant donc l'album, vous pourrez ecouter en exclus le duo avec VBH sur la FM 94 et le duo avec Big Bzy sur www.kamerhiphop.com

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DJ Bilik molesté en Guinee Equatoriale


« J’ai été molesté dans la nuit du 13 nov.2008 dans mon quartier en guinée équatoriale par des militaires suite aux Raffles interminables qui visent les étrangers , beaucoup de camerounais et d’ autres nationalités ont été arrêter et placer dans les cellules pour le rapatriement. Le problème c’est qu’a chaque fois c’est le même scénario, on est dans l’insécurité totale… ». Ces informations ont été envoyé par DJ Bilik, rappeur et producteur de hip hop camerounais qui vit en Guinée depuis 2 ans.

« Je vis en guinée avec mes enfants, un petit frère et ma petite sœur, c’est vrai qu’ils sont encore en situation irrégulière mais est ce une raison de spolier les sans papiers de leur bien, ...ils vous arrête, vous demande de l’argent dans le cas contraire ils vous conduisent au poste. Pour mon cas, ils ont arrêté mon petit frère à domicile et le menotter, quand la nouvelle m’est parvenue au bureau, je me suis directement rendu sur place en cherchant à savoir ce qui se passait, ils étaient encore dans mon quartier, les militaires sont tombés sur moi au nombre de cinq heureusement j’ai crié en donnant mon identité que j’étais DJ BILIK ça aurait tourné autrement. Je me suis en sortie avec un coté gauche de l’oreille touché ...malgré le faite que j’avais mes papiers ils m’ont quand mm molesté... j’ai l’intention de rentrer au pays, il faut que cette situation change en guinée les étrangers sont en danger permanant ici il n’y a pas de droit de l’homme...» Ajoute t il.

Alors ou est passé l’intégration régionale ? A quoi sert la CEMAC ?

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mardi 14 octobre 2008

Kit Kat Girls, retenez le bien...


On les momme les kit kat girls groupe de r&b basé à Yaoundé (quartier Mendong) composé de trois ravissantes jeunes et jolies filles à savoir Teety, Sonia et Erna. Elles représentent l’une des valeurs sûres du hip hop au féminin kamer. Après un passage remarqué aux couleurs urbaines 2008 où elles ont été la meilleure découverte d’après Layone (animateur de l’atelier hip hop du festival), les filles depuis quelques temps créent autour d’elles une émulation quasiment incompréhensible pour les moins avertis. Disons qu’actuellement le "kit kat girls" est la langue la plus parlée dans la communauté HH kamer mais aussi au sein des profanes qui ce ont rapidement fait des comparaisons à des chanteuses américaines, et pourtant camerounaise francophone pour la majorité.

Faut dire que les mots ne seront pas suffisant pour qualifier un jeune groupe de cette acabit car à coup sûr il y’aura une dichotomie entre les propos et les faits. Disons que ces filles représentent l’un des espoir sûre du hip hop kamer mais surtout africain pour une activité ou seule le masculin a droit de cité. En lice également pour le concours UndergroundMIXTAPE2008 de kamerhiphop.com, les filles compte bien frapper un grand coup cette année dans le cercle fermé du HH du bled et d'afrique.

Plus d' info sur : www.myspace.com/kitkatsupagirls

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Tony Nobody a ete opéré...


L’animateur rappeur Tony Nobody a été opéré d’une appendicite le mercredi 8 octobre dernier à l’hôpital de la CNPS de Yaoundé. « Tout a commencé le week-end dernier à Ebolowa, il était aller couvrir le tour cycliste Chantal Biya pour le compte de sa chaîne de télé. Ne se sentant pas bien il est aller à l’hôpital, le médecin a diagnostiqué une inflammation de l’appendice aigue et lui a déclaré qu’il fallait qu’il se fasse opéré » à déclaré Abdel Aziz de Hope Wear.

Toujours en observation à l’hôpital, il hors de danger. « Il va mieux je l’ai eu au téléphone. Il sera sur pied dans quelques jours » ajoute Aziz.

Toute la communauté hip hop du bled lui souhaite un bon rétablissement.

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Mashada, maxi du rappeur Laflam annoncé


« Mashada (Entre spirituel et charnel) est un maxi de six titres. Mashada est un néologisme qui vient de massada (citadelle israélite conquise par l’empereur jules césar ) de nos jours massada représente toutes les villes du monde ou la ville dans laquelle tu es ou celle ou je suis, sous l’emprise de tous les mots que nous connaissons. C’est ainsi que dans mashada il préfère mourir pour la juste cause au lieu de se laisser extraverti ou emporté par la facilité.Pour tout dire mashada symbolise la révolution. » Ces explications proviennent de Freeman Laflam, rappeur de Beyrout (Bertoua) qui s’apprête à mettre sur le marché un maxi de six titres. Peut être un peu iconoclaste mais entre spirituel et charnel remet en question tout complexe et surtout le mal. Ceci étant ne perdons surtout pas de vue que le maxi ne renferme pas uniquement des sonorités qui fustigent tout au contraire vous y trouverez des sonorités joyeuses.
En dehors de « sans stress » titre qui a fait le tour des radios retrouvez également des titres tels que : « Tout ou rien » « Mashada » dans le cd promo.

A titre de rappel, Freeman Laflam est un rappeur de Bertoua. C’est exactement en 1998 qu’il s’engage véritablement dans le rap, sur les traces de son grand frère ice Johnny qu’il marque ses premiers pas. Sa révélation débute en 2005 avec sa participation dans le deuxième album du Natural DC « ça vient d’en haut ». Aujourd’hui Laflam sort son premier maxi.

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jeudi 15 mai 2008

Duc Z: « Je vise le marché international… »


Né un 27 octobre, Djoumessi Ulrich Coco Aka Duc Z fait parti de la génération montante du RNB Camerounais. « DUC sont mes initiaux (Djoumessi Ulrich Coco et Z est la lettre de l’alphabet la plus proche de mon jour de naissance le 27 octobre) » nous a-t-il dit. Au label Big Boss Entertainment depuis quelques, Il a commis son maxi le 11 février dernier. En attendant l’album donc la sortie est prévue pour les vacances scolaires, il nous parle de sa carrière et de ses projets.

Kamerhiphop.com : bonjour Duc Z parle moi de ta rencontre avec la musique, comment t’es arrivé dans ce milieu ?
Duc Z : Bonjour, beh tout commence en 2001 avec l’enregistrement de ma 1ere maquette dans un studio tenu par DJ Carlos à Akwa. C’est dans ce studio que je croise franky P et ML Stide avec qui nous enregistrerons en 2003 avec Alain Manga l’album très connu « Dis-moi » qui nous fera découvrir au grand public. beh c’est arrivé comme ça car j'aimais tellement la musique et j'avais envie de faire des choses dans mon pays c’est tout.

A quel moment as-tu su que tu étais fais pour la musique ?
Beh je pense que j’ai su que j’avais ce feu en moi depuis que l’âge de 6ans alors...
C’est vrai qu’au kamer ce n’est pas évident mais je me dis qu'avec la foi on y parvient toujours. Donc on peut toujours rêver d'un truc comme cela au pays et j’en serai la preuve vivante.

Tu as fait parti d’un groupe « Homonyme » qui a remporté un prix lors des CAMERHHA 2004 que devient ce groupe ?
En fait ce n’était pas un groupe mais un concept. Tout le monde pensait qu’il s’agissait d’un groupe mais ce n’était pas le cas. On avait des projets solo déjà et puis c’était juste une rampe de lancement cet album avec Alain Manga. Donc après l’album tout le monde a continué son projet solo. De là j’ai bossé avec le studio jowice de Guy Thierry Alima pendant 2 ans et ensuite j’ai intégré le label Big boss Entertainment kamer

Justement parle-moi de ce label Boss Entertainment ?
C’est un label basé à Douala, label donc je fais parti avec certains groupes et rappeurs sols tels Holokost, Sir Nostra, les clés…nous avons notre slogan qui est « folow the leader » et je pense que ça nous décrit bien. Nous avons comme devise : patience, travail, force et esprit de famille.

Ton album est sorti en février 2008, de quoi parles-tu ?
Ce n’est pas l’album qui est sorti mais plus tôt le maxi single en attendant l’album. Le maxi comprend 3 titres dont le single « j’ai tourné la page » dont le clip sera diffusé dans quelques jours sur des chaînes de télé et site Internet du bled. Il y’a aussi une petite surprise dans ce maxi, j’ai fait la reprise de Beautiful Girl de Sean Kingston qui est vraiment très apprécié par le public kmer et partout dans le monde. Le moment venu, je viendrai à Yaoundé vous faire découvrir le vrai r&b kamer.

Et l’album sort quand ? Quels sont les artistes invités ?
En principe, la sortie de l’album est prévue pour le début des vacances scolaires. C’est un album de 18 titres. Il a reçu la collaboration de krotal, sir nostra, tomy hi-tek, holokost, kastra.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans cet album ?
L’album s'intitule "Art & biz attitude", tu comprends qu’à l’intérieur que je puisse mêler l'art au sens propre du terme et le bizness qui n’est pas à négliger dans un monde capitaliste comme le notre.

Comment comptes-tu le distribuer ?
beh à travers les réseaux de distribution qui existent à savoir la pharmacie du hip hop à douala et culture Mboa. Je tiens à rappeler que s’il le faut, nous ferons mêmes du porte à porte. C’est un bel album, il est destiné à toutes les couches de la société et à toutes les tranches d’age. Donc y’aura pas de soucis, car on mettra aussi un service de vente en ligne.

N’as-tu pas peur de la piraterie ?
De toutes les façons on sera toujours piraté, je pense que le but du jeu ce n’est pas d’arrêter les pirates mais d'inculquer aux gens le fait d’acheter les cds originaux et puis je vise le marché international vu qu’ici on ne touche pas de royalties et c’est super difficile parce que les membres même de la CMC (Cameroon Music Coorporation) se déchirent pour avoir le pouvoir et nous qu’est ce qu’on devient dans tout ca?

Un contact pour tes nombreux fans ?
Ils peuvent visiter mes 2 blogs : www.myspace.com/ducz237 et www.duczonline.hi5.com. Ils peuvent aussi m’écrire à cette adresse fandeducz@yahoo.fr

Ton mot de la fin ?
beh je pense que le public kamer attendait cela, voici venu la révolution.

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Speerit s’est eteinte ce mercredi 14 mai 2008...


La rappeuse pionnière du rap camerounais (elle a été avec Vegan’s les premières rappeuses de la ville de Yaoundé, ndrl), Speerit s’est éteinte Mercredi 14 Mai à 17 heures à Bafia (département du Mbam et Kim) de suite de maladie. « Elle avait la typhoïde. Il y’a 2 semaines, j’étais à Douala lors des Jeux Universitaires avec des potes rappeurs qui venaient de toucher leur per diem, je leur avais dit que ma femme était entrain de mourir, que j’étais entrain de la perdre, mais personne n’a fait de geste. Ils m’avaient dit qu’on va t’appeler, mais hélas aucun coup de file. Je suis allé jusqu’à leur envoyer des SMS de détresse, mais rien… aujourd’hui je suis veuf… » Déclare Shy FX conjoint de la défunte, la douleur au cœur.

Depuis ce matin, les rappeurs de Douala et de Yaoundé se mobilisent pour soutenir Shy Fx et accompagner Speerit à sa dernière demeure dignement. Tous les rappeurs de Yaoundé sont conviés à une importante réunion qui aura leu ce samedi à 15 heures chez Pipiyou sis au Djeuga Palace. « Tous les gars du milieu sont invités. Montrons-nous solidaire et accompagnons notre sœur à sa dernière demeure dignement. Le but de cette réunion est de cotiser pour aider Shy Fx a réglé certains détails liés à l’enterrement » disait Sultan Oshimihn, président du comité d’organisation des funérailles.

Pour tous ceux qui veulent contribuer, bien vouloir appeler ce numéro 79 24 44 11.
Pour votre gouverne, Speerit faisait parti du groupe Force A4 (avec Amina, Vegan’s et Claudia, ndrl), elle a aussi participé à l’album du groupe Authenthik klik. Elle était en studio pour son album qui devait sortir à la fin de cette année.

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Quelques Photos du concert de Bouba au Cameroun

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jeudi 8 mai 2008

Hans Mbong : « Couleurs Urbaines : la premiere édition a ete une ecole… »


La deuxième édition du festival couleurs urbaines se tiendra du 15 au 20 juillet 2008 du coté de Yaoundé camp Sonel. Hans Mbong directeur du festival nous parle des préparatifs.

Kamerhiphop.com : Bonjour Hans, dans quelques mois (du 15 au 20 juillet 2008) se tiendra la 2e édition du festival couleurs urbaines, quel bilan fais tu de la première édition ?
Hans Mbong : Pour une première édition, on ne va pas se tortiller les doigts ou avoir fière allure. Disons simplement qu’on a tenu le pari de réaliser le festival sur le calendrier qui avait été prévu. Même si nous avons particulièrement rencontré d’énormes difficultés notamment financières ce qui nous a valu l’annulation de certains artistes à la dernière minute ou le retard accusé dans la communication autour du festival, nous avons constaté un énorme engouement du côté du public vis-à-vis de ce festival. C’est un bilan partagé entre succès et leçons. Le plus important a été d’avoir franchi cette étape et surtout d’en être sorti, galvanisé à poursuivre l’expérience.

Des gros noms étaient annoncés : Mac Tyer, Kool Shean, malheureusement aucun d’entre eux n’a effectué le déplacement. Qu’est ce qui s’était réellement passé ?
Je vous l’ai dis plus haut. Nous avons été confrontés à un problème de finances. Il y a une difficulté sérieuse à trouver des financements pour un évènement qui est à sa première édition et surtout qui présente un visage nouveau de la culture « les cultures urbaines ». Du coup, il ne nous a simplement pas été possible de les déplacer faute de moyens.

Pourquoi dans presque tous les grands festivals de hip hop en Afrique, ce sont toujours les rappeurs occidentaux qui sont les têtes d’affiches ?
Une tête d’affiches n’est pas un artiste ordinaire, que l’on voit tous les jours en spectacles. Il faut bien comme son nom l’indique qu’il soit une « tête d’affiche » c'est-à-dire un véritable support médiatique qui puisse à la fois motiver l’adhésion des sponsors et inciter le déplacement massif des populations. Or le continent particulièrement le Cameroun n’est pas rendu à un stade où la multiplicité et la diversité des talents sont comparables au paysage artistique occidental ! Ne nous leurrons pas. Il a certes des artistes talentueux ici au pays, mais au risque de se retrouver avec les mêmes tout le temps, on préfère faire venir quelqu’un de nouveau qui bénéficie d’un rayonnement international. Ceci augmente la crédibilité de l’évènement et participe à la construction de l’image du pays. De plus, il est un support médiatique sur lequel s’appuient les sponsors pour communiquer et faire leur chiffre ou améliorer leur image de marque.

Finalement à quoi sert un festival ? À révéler les nouveaux talents ou à confirmer ceux qui sont connus ?
Si je pars du principe qu’un festival est un marché ou on va vendre ce qu’on sait faire de mieux, alors je vous dirai que ce n’est pas le lieu fait pour révéler les débutants… mais notre festival se veut un lieu de rencontres, d’échanges, de formations et d’enrichissement mutuel. Donc vous comprenez que c’est à ces deux cas de figure auxquels vous faites allusion que s’adresse le festival.

Grosso modo quelle leçon tires tu de la première édition ?
La première édition a été une école. Une école qui nous a permis de poser des bases beaucoup plus solides pour les éditions avenir. Nous avons compris à quel point il est important que l’état, les mécènes et les sponsors, les villes jouent à fond leur rôle mais aussi, que la presse nationale arrête de croire que nous sommes des boîtes à fric. La culture au Cameroun a besoin d’un immense soutien de la part de tous les acteurs culturels et connexes.


Un constat, l’année dernière le festival couleurs urbaines qui n’est pas un festival hip hop a été 100% hip hop, alors à quoi doit-on s’attendre cette année ?
Je ne sais pas de quoi vous parlez lorsque vous dites que le festival a été 100% hip hop l’année dernière. Je voudrai ici rappeler que le hip hop est un segment des cultures urbaines qui, sont un concept beaucoup plus large englobant en plus du hip hop, d’autres genres d’activités exprimé par les jeunes de nos métropoles, les rollers, les jeux vidéo, le Vee-djying, le skatbord, en ce moment en Europe il y a une nouvelle danse qu’on appelle TEKTONIC…et même dans le sport (le playground, les jongleurs, les acrobates, le sport mécanique, etc.) Alors il n’y a pas eu tout ça certes mais on ne pouvait pas non plus tout embrassé à la première édition.


Sous quel signe places-tu cette 2 e édition qui arrive ?
Sous le signe de la pérennité. Je voudrais que ce soit un festival régulier, et notoire. Un rendez vous traditionnel et crédible qui s’inscrive au rang des grands festivals africains déjà connus. Mais surtout, qu’il s’affirme comme étant le pionnier et la plate forme de rencontres dans le développement et le rayonnement des cultures urbaines dans leur globalité sur le continent.

Quelles sont les innovations ?
La 2ème édition a quelques innovations. Déjà la date du festival qui passe de juin pour juillet (15 au 20) au cœur même des vacances, le visuel qui a été retenu pour cette édition est le fruit d’un concours public de création publicitaire. En termes d’activités, nous sommes en train de réfléchir sur la mise sur pieds d’une télévision contextuelle qui émettra sur le site du festival et sur les activités relatives au festival. Un recrutement de jeunes volontaires et amoureux de la communication a été déjà lancé et il se poursuit. Des grandes personnes nous ont donné leur accord de principe pour l’organisation et la mise en œuvre de ce programme U-Télé. Ensuite, nous avons élargit le champ des cultures urbaines cette année en y ajoutant le Dj-ying et le Vee-djying, mais aussi, une Battle de Coupé Décalé, le Tuning… et surtout beaucoup de formations et ateliers car nous nous sommes rendu compte du besoin qu’il y a à ajouter de la pédagogie afin de compléter leur connaissances.
Il est important de signaler que cette année le festival fera 06 jours pleins contrairement à l’année dernière ou il était divisé en deux.

Quelles sont les têtes d’affiches de cette édition ?
Permettez que ne puisse donner de noms pour l’instant de peur que l’année prochaine vous ne me fassiez plus la remarque d’avoir annoncé des noms qui sont pas venus. Mais d’ici fin mai 2008, nous seront fixés et nous pourrons vous garantir l’exclusivité.

Nous sommes à moins 3 mois de l’événement, au jour d’aujourd’hui qu’est ce qui a été fait et qu’est ce qui reste à faire ?
Tous les contacts ont déjà été noués et les préparatifs suivent leur cours normal. L’affiche officielle du festival est déjà prête et validée par les sponsors, toute la programmation internationale et locale est bouclée également. En ce moment nous sommes entrain d’organiser le travail au sein de l’équipe et briffé les nouveaux venus sur ce qu’il auront à faire, car il y a un réel besoin en ressources humaines qualifiées et dès cette année le festival va servir d’outil pratique et pédagogique pour les jeunes étudiants en communication, gestion marketing et relation publique et nous sommes d’ailleurs ravi de constater qu’il y a un engouement allant dans ce sens. Le festival aura bel et bien lieu du 15 au 20 juillet 2008 au Camp Aes-Sonel d’Essos à Yaoundé.

Peux-tu me rappeler vos contacts ?
Pour tout renseignement, bien vouloir joindre la cellule de communication au 77 93 75 41 – 75 82 28 18

Ton mot de fin ?
Que toute la presse soutienne le festival, que tous les jeunes y adhèrent et notent le rendez-vous mais surtout que les institutions et les sponsors ne nous ferment pas la porte. Le Cameroun en particulier, mais surtout la sous région a besoin d’un festival du genre.

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dimanche 4 mai 2008

Booba cartonne à Douala


Ils étaient 10.000, 15.000, peut être plus à se donner rendez vous ce mercredi 30 avril du coté de la maison du parti de Bonanjo à Douala pour assister au tout premier concert du rappeur français Booba.
Prévu pour 16h, c’est finalement vers 19h45 min que le show commence. « Nous n’avons pas vite commencé à cause de la réunion du RDPC qui se tenait au lieu du spectacle, c’est ce qui a retardé la balance. Quand j'ai payé, personne ne m’avait dit que le parti tenia une réunion ce jour, j’ai failli Peter les plombs mais certains ainés m’ont calmé… » À dit Georges Essebou Eyango à la fin du spectacle. Le programme de Booba étant changé (il devait prendre l’avion ce même 30 avril soir à 23 heures au lieu de vendredi 02 Mai comme initialement annoncé), Layone, Krotal, Parol et le groupe Holokost ont fait chacun 5 minutes de scènes au lieu de 10 (contrainte de temps oblige).
20h30min, le Duc de Boulogne, serviette sur la tête monte sur scène accompagné de ses 2 backeurs, le public comme un seul homme crie « Booba, Booba, le Duc de Boulogne… ». pendant 1 heure et demi, il passe en revu son riche répertoire discographique du haut de ses 3 albums "Temps mort", "Panthéon" et "Ouest side", que des hits ! « Boulbi », « Garde la pèche », « Pitbull », « au bout de mes rêves », « N° 10 », « Mon son » …, et le très représentatif « repose en paix »… Chaque morceau qu’il entame est repris par le public acquis à sa cause qui officiat carrément de "super backeurs".
Booba a prouvé à ses nombreux fans « qui est le boss » et qu’il reste « le N° 10 à panam ». Il lance à ce public « Douala vous êtes trop chaud... nous ne sommes pas venus ici pour blaguer, mais foutre le bordel et vous donner du bon son… ».
C’est à 22 heures qu’il a été arraché au public par son manager afin de rattraper son vol de 23heures. Le public est rentré satisfait « Booba, c’est une bête de scène, il nous a fait une démonstration du rap, de la gestion de la scène et de la communion avec le public. Je me suis déplacé de Yaoundé, et franchement je ne regrette rien car j’ai passé une soirée mémorable. C’est la première fois qu’un rappeur arrive au bled et rap une vingtaine de morceaux… » Déclare la rappeuse Amina.
Mention bien pour Georges Essebou Eyango, promoteur de l’événement et son staff. Sans gros sponsor, ils ont pu organiser ce super concert. « Nous avons été molesté à la conférence de presse par les journalistes, certains médias qui sont pourtant nos partenaires nous ont boycotté. Personne ne vendait chère notre peau, nous sommes content d’avoir réalisés ce joli coup » conclut un membre du comité d’organisation.
Mention bien au public aussi qui, en plus de sa sincère chaleur que l'artiste n'a pas manqué de féliciter, a été très discipliné "jusqu' au bout de leur rêve"...

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Ménélik revient à la musique sous un nouveau nom : MNLK


Célèbre dans les années 1990 sous le nom de scène de Ménélik, le rappeur d’origine camerounaise a quitté les feux de la rampe pour se lancer dans les affaires. Il revient aujourd’hui à la musique sous un nouveau nom : MNLK

C’est l’histoire d’un mec qui a toujours eu la chance pour compagne. Dés qu’il se pose quelque part, c’est à coté de quelqu’un qui fera prendre à sa vie un tour nouveau. « C’est vrai que j’ai eu du bol », admet Albert Tjamag, plus connu dans les 90 sous le nom de scène : Ménélik. Le regard déterminé, il jure que ce n’est surement pas aujourd’hui, à 38 ans, qu’il va laisser la fortune lui jouer des tours…
Dans son grand appartement parisien, à deux pas du centre Pompidou (les fruits du succès ont été sagement investis), le salon de Ménélik lui sert aussi de bureau. Deux ordinateurs portables ibook au design impeccable trainent une table basse. Bien alignés sur des étagères, les disques vinyles de ses maitres de musique : George Clinton, The Isley Brothers, The O’jays… le bouc taillé avec soin, en polo et pantalon noirs – mi « streetwear », mi – bourgeois -, il ne dépare pas dans cet environnement ultra parisien. Bobigny est loin, Yaoundé plus encore. L’Afrique l’a conduit vers la banlieue vers le rap vers… les affaires et les parcours de golf. Sur tout cela, il semble résolu à faire le point. Pour mieux repartir. En chansons.

Dans son dernier album, qui sortira en France le 21 avril, Albert Tjamag renait sous un sigle étrange : MNLK. Ménélik – nom du roi d’Ethiopie qui résista à l’invasion italienne – est mort, « vive MNLK », clame la pochette. A l’évidence, le nouvel Albert a pris de la bouteille. Il veut témoigner des blessures de la vie. Les années paillettes semblent décidément bien loin !
Loin aussi, sa rencontre avec Claude m’barali, en 1989, à l’université paris-VIII, où les deux jeunes gens suivent les cours de sociologie urbaine de Georges Lapassade. Albert est en licence mais se passionne pour la musique. (Claude m’a chanté caroline, je lui ai fait écouter mon Malcom x, mixé sur du chant grégorien. Claude est devenu Mc solaar, et moi Ménélik).Quelques mois plus tard, solaar devient le pape du rap français, on le voit sans arrêt à la télé. Albert l’accompagne en tournée, en France et en Afrique. Avant de voir son nom figurer sur des compilations anglaises, japonaises et allemandes. En 1995, son premier album sort. L’année suivante, il reçoit la victoire de musique, catégorie (révélation masculine).

Douze ans plus tard, Albert ne se reconnait plus dans l’esprit de rébellion si cher aux rappeurs. Il a d’autres préoccupations. (Quand on a 20ans, on ne peut pas parler de divorce, on ne connait rien de à la vie. Quant on en a 38 et qu’on a deux filles de 7et 8 ans, oui) constate papa Ménélik, qui évite quand même soigneusement de s’étendre sur sa récente rupture sentimentale. Domaine privé …
Ce qui, en revanche, est de notoriété publique, c’est que le rap est resté un genre musical de jeunes, cartonné à la violence de la petite couronne parisienne. Foin de cette ghettoïsation malsaine !(Les rappeurs sont des musiciens qu’on n’autorise pas à vieillir) regrette –t-il. Ménélik préfère croire qu’a l’approche de la quarantaine en dépit des poils blancs qui poussent sur le menton on a encore des à dire. Et pas uniquement par la musique.

Le chanteur entend bien, par exemple, interpeller Nicolas sarkozy, par voie de presse, sur sa politique africaine. (Les africains qui ont de l’argent ne le réinvestissent pas. En Afrique, tout est cool, mais il ne se passe rien. La France doit arrêter de soutenir des chefs d’état qui restent immobiles.) les messages de MNLK sont plus politiques plus (mondialisés) que ceux de Ménélik. Parce qu’Albert Tjamag a grandi. Parce que, français d’origine africaine ,il a,dit-il,(vécu toute[sa]jeunesse dans l’illusion d’un retour au pays)avant de ([se]rendre compte un peu tard qu’on [lui]avait menti]parce qu’une fois déterminé à construire quelque chose de en France il a lancé une ligne de vêtement de golf et se heurte aujourd’hui au fameux(plafond de verre).

Mais pourquoi donc ce franco camerounais, né à Yaoundé en 1969, « regroupé familial » dans les années 1970 avant de devenir star de banlieues, est il allé se perdre sur les fairways ? Considéré en France comme un sport élitiste, le golf ne concerne guère que les privilégiés de saint nom la bretèche ou de Deauville. « C’est un ami, le réalisateur Djamel Bensalah, qui m’a entrainé sur le green, il y a une dizaine d’années, explique Albert. C’est un sport exigeant, codifié, ou il faut être patient et respectueux de son adversaire. Ça m’a beaucoup calmé. On passe des heures à marcher et on ne joue finalement que quelques minutes. Comme la vie, il y’a beaucoup de moments ou tu perds ton temps et quelques instants très importants. Ceux là, il ne faut pas les louper !»

Comme aujourd’hui, par exemple, ou sept ans après avoir renoncé à la scène, puis s’être installé à cannes pour se reposer, prendre l’air et faire des enfants, il s’est résolu à faire son grand retour. Son album est le fruit d’une double rencontre. D’abord avec Eesks – or, un jeune musicien. Puis avec Mathieu Toulza – Dubonnet, un ancien champion de judo et de kung fu d’origine nigériane reconverti, lui aussi dans les affaires. Les deux hommes étaient assis cote à cote lors d’une table ronde d’entrepreneurs, au sénat. Mathieu lui a proposé de produire les seize chansons de l’album. Le pari est risqué.

La planète rap apprécie modérément les mélodies douces et les textes naïfs de Ménélik. La vérité est qu’on ne pardonne pas à l’ex petit banlieusard fasciné par le public Enemy d’être passé du coté des nantis. A preuve, son salon est aussi grand que la pièce dans la quelle il vivait avec ses parents et ses quatre frères lors de leur arrivée en France, il y’a trente ans… si la sauce prend, l’égo de l’artiste ne s’en portera pas plus mal. Et puis, il l’admet volontiers, un retour triomphal ne serait surement pas de nature à nuire à ses affaires….

Créée en 2003 avec Lubin Kadima – les deux hommes, c’est désormais une habitude, étaient assis cote à cote lors d’un gala -, la marque Cruz Golf couture a fait son trou dans le milieu du golf, grâce à ses pantalons à carreaux et ses vestes en tweed distribués chez proshop (les magasins implantés dans les clubs). Son chiffre d’affaires ? 300.000 Euros. Modeste. « C’est un milieu très fermé explique Albert. Pour répondre à la demande, il faudrait investir pour faire tourner les usines. Mais les banques ne font pas leur boulot. Au début, on nous a traités des fous. Deux blacks dans ce milieu, vous pensez ! Cinq après, nous sommes toujours là. »

Chez les jeunes golfeurs, on approuve. « Ils ont donné un coup de pied dans la fourmilière. Les sportifs apprécient la qualité de leurs vêtements, qui dépoussièrent l’image vieillotte de ce sport », explique Mathieu, un golfeur amateur. Pour véritablement percer, il ne reste donc plus à Albert Tjamag qu’à asseoir un jour à coté d’un généreux banquier…

Source Elise Colette pour le journal jeune Afrique.
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