jeudi 8 mai 2008

Hans Mbong : « Couleurs Urbaines : la premiere édition a ete une ecole… »


La deuxième édition du festival couleurs urbaines se tiendra du 15 au 20 juillet 2008 du coté de Yaoundé camp Sonel. Hans Mbong directeur du festival nous parle des préparatifs.

Kamerhiphop.com : Bonjour Hans, dans quelques mois (du 15 au 20 juillet 2008) se tiendra la 2e édition du festival couleurs urbaines, quel bilan fais tu de la première édition ?
Hans Mbong : Pour une première édition, on ne va pas se tortiller les doigts ou avoir fière allure. Disons simplement qu’on a tenu le pari de réaliser le festival sur le calendrier qui avait été prévu. Même si nous avons particulièrement rencontré d’énormes difficultés notamment financières ce qui nous a valu l’annulation de certains artistes à la dernière minute ou le retard accusé dans la communication autour du festival, nous avons constaté un énorme engouement du côté du public vis-à-vis de ce festival. C’est un bilan partagé entre succès et leçons. Le plus important a été d’avoir franchi cette étape et surtout d’en être sorti, galvanisé à poursuivre l’expérience.

Des gros noms étaient annoncés : Mac Tyer, Kool Shean, malheureusement aucun d’entre eux n’a effectué le déplacement. Qu’est ce qui s’était réellement passé ?
Je vous l’ai dis plus haut. Nous avons été confrontés à un problème de finances. Il y a une difficulté sérieuse à trouver des financements pour un évènement qui est à sa première édition et surtout qui présente un visage nouveau de la culture « les cultures urbaines ». Du coup, il ne nous a simplement pas été possible de les déplacer faute de moyens.

Pourquoi dans presque tous les grands festivals de hip hop en Afrique, ce sont toujours les rappeurs occidentaux qui sont les têtes d’affiches ?
Une tête d’affiches n’est pas un artiste ordinaire, que l’on voit tous les jours en spectacles. Il faut bien comme son nom l’indique qu’il soit une « tête d’affiche » c'est-à-dire un véritable support médiatique qui puisse à la fois motiver l’adhésion des sponsors et inciter le déplacement massif des populations. Or le continent particulièrement le Cameroun n’est pas rendu à un stade où la multiplicité et la diversité des talents sont comparables au paysage artistique occidental ! Ne nous leurrons pas. Il a certes des artistes talentueux ici au pays, mais au risque de se retrouver avec les mêmes tout le temps, on préfère faire venir quelqu’un de nouveau qui bénéficie d’un rayonnement international. Ceci augmente la crédibilité de l’évènement et participe à la construction de l’image du pays. De plus, il est un support médiatique sur lequel s’appuient les sponsors pour communiquer et faire leur chiffre ou améliorer leur image de marque.

Finalement à quoi sert un festival ? À révéler les nouveaux talents ou à confirmer ceux qui sont connus ?
Si je pars du principe qu’un festival est un marché ou on va vendre ce qu’on sait faire de mieux, alors je vous dirai que ce n’est pas le lieu fait pour révéler les débutants… mais notre festival se veut un lieu de rencontres, d’échanges, de formations et d’enrichissement mutuel. Donc vous comprenez que c’est à ces deux cas de figure auxquels vous faites allusion que s’adresse le festival.

Grosso modo quelle leçon tires tu de la première édition ?
La première édition a été une école. Une école qui nous a permis de poser des bases beaucoup plus solides pour les éditions avenir. Nous avons compris à quel point il est important que l’état, les mécènes et les sponsors, les villes jouent à fond leur rôle mais aussi, que la presse nationale arrête de croire que nous sommes des boîtes à fric. La culture au Cameroun a besoin d’un immense soutien de la part de tous les acteurs culturels et connexes.


Un constat, l’année dernière le festival couleurs urbaines qui n’est pas un festival hip hop a été 100% hip hop, alors à quoi doit-on s’attendre cette année ?
Je ne sais pas de quoi vous parlez lorsque vous dites que le festival a été 100% hip hop l’année dernière. Je voudrai ici rappeler que le hip hop est un segment des cultures urbaines qui, sont un concept beaucoup plus large englobant en plus du hip hop, d’autres genres d’activités exprimé par les jeunes de nos métropoles, les rollers, les jeux vidéo, le Vee-djying, le skatbord, en ce moment en Europe il y a une nouvelle danse qu’on appelle TEKTONIC…et même dans le sport (le playground, les jongleurs, les acrobates, le sport mécanique, etc.) Alors il n’y a pas eu tout ça certes mais on ne pouvait pas non plus tout embrassé à la première édition.


Sous quel signe places-tu cette 2 e édition qui arrive ?
Sous le signe de la pérennité. Je voudrais que ce soit un festival régulier, et notoire. Un rendez vous traditionnel et crédible qui s’inscrive au rang des grands festivals africains déjà connus. Mais surtout, qu’il s’affirme comme étant le pionnier et la plate forme de rencontres dans le développement et le rayonnement des cultures urbaines dans leur globalité sur le continent.

Quelles sont les innovations ?
La 2ème édition a quelques innovations. Déjà la date du festival qui passe de juin pour juillet (15 au 20) au cœur même des vacances, le visuel qui a été retenu pour cette édition est le fruit d’un concours public de création publicitaire. En termes d’activités, nous sommes en train de réfléchir sur la mise sur pieds d’une télévision contextuelle qui émettra sur le site du festival et sur les activités relatives au festival. Un recrutement de jeunes volontaires et amoureux de la communication a été déjà lancé et il se poursuit. Des grandes personnes nous ont donné leur accord de principe pour l’organisation et la mise en œuvre de ce programme U-Télé. Ensuite, nous avons élargit le champ des cultures urbaines cette année en y ajoutant le Dj-ying et le Vee-djying, mais aussi, une Battle de Coupé Décalé, le Tuning… et surtout beaucoup de formations et ateliers car nous nous sommes rendu compte du besoin qu’il y a à ajouter de la pédagogie afin de compléter leur connaissances.
Il est important de signaler que cette année le festival fera 06 jours pleins contrairement à l’année dernière ou il était divisé en deux.

Quelles sont les têtes d’affiches de cette édition ?
Permettez que ne puisse donner de noms pour l’instant de peur que l’année prochaine vous ne me fassiez plus la remarque d’avoir annoncé des noms qui sont pas venus. Mais d’ici fin mai 2008, nous seront fixés et nous pourrons vous garantir l’exclusivité.

Nous sommes à moins 3 mois de l’événement, au jour d’aujourd’hui qu’est ce qui a été fait et qu’est ce qui reste à faire ?
Tous les contacts ont déjà été noués et les préparatifs suivent leur cours normal. L’affiche officielle du festival est déjà prête et validée par les sponsors, toute la programmation internationale et locale est bouclée également. En ce moment nous sommes entrain d’organiser le travail au sein de l’équipe et briffé les nouveaux venus sur ce qu’il auront à faire, car il y a un réel besoin en ressources humaines qualifiées et dès cette année le festival va servir d’outil pratique et pédagogique pour les jeunes étudiants en communication, gestion marketing et relation publique et nous sommes d’ailleurs ravi de constater qu’il y a un engouement allant dans ce sens. Le festival aura bel et bien lieu du 15 au 20 juillet 2008 au Camp Aes-Sonel d’Essos à Yaoundé.

Peux-tu me rappeler vos contacts ?
Pour tout renseignement, bien vouloir joindre la cellule de communication au 77 93 75 41 – 75 82 28 18

Ton mot de fin ?
Que toute la presse soutienne le festival, que tous les jeunes y adhèrent et notent le rendez-vous mais surtout que les institutions et les sponsors ne nous ferment pas la porte. Le Cameroun en particulier, mais surtout la sous région a besoin d’un festival du genre.

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dimanche 4 mai 2008

Booba cartonne à Douala


Ils étaient 10.000, 15.000, peut être plus à se donner rendez vous ce mercredi 30 avril du coté de la maison du parti de Bonanjo à Douala pour assister au tout premier concert du rappeur français Booba.
Prévu pour 16h, c’est finalement vers 19h45 min que le show commence. « Nous n’avons pas vite commencé à cause de la réunion du RDPC qui se tenait au lieu du spectacle, c’est ce qui a retardé la balance. Quand j'ai payé, personne ne m’avait dit que le parti tenia une réunion ce jour, j’ai failli Peter les plombs mais certains ainés m’ont calmé… » À dit Georges Essebou Eyango à la fin du spectacle. Le programme de Booba étant changé (il devait prendre l’avion ce même 30 avril soir à 23 heures au lieu de vendredi 02 Mai comme initialement annoncé), Layone, Krotal, Parol et le groupe Holokost ont fait chacun 5 minutes de scènes au lieu de 10 (contrainte de temps oblige).
20h30min, le Duc de Boulogne, serviette sur la tête monte sur scène accompagné de ses 2 backeurs, le public comme un seul homme crie « Booba, Booba, le Duc de Boulogne… ». pendant 1 heure et demi, il passe en revu son riche répertoire discographique du haut de ses 3 albums "Temps mort", "Panthéon" et "Ouest side", que des hits ! « Boulbi », « Garde la pèche », « Pitbull », « au bout de mes rêves », « N° 10 », « Mon son » …, et le très représentatif « repose en paix »… Chaque morceau qu’il entame est repris par le public acquis à sa cause qui officiat carrément de "super backeurs".
Booba a prouvé à ses nombreux fans « qui est le boss » et qu’il reste « le N° 10 à panam ». Il lance à ce public « Douala vous êtes trop chaud... nous ne sommes pas venus ici pour blaguer, mais foutre le bordel et vous donner du bon son… ».
C’est à 22 heures qu’il a été arraché au public par son manager afin de rattraper son vol de 23heures. Le public est rentré satisfait « Booba, c’est une bête de scène, il nous a fait une démonstration du rap, de la gestion de la scène et de la communion avec le public. Je me suis déplacé de Yaoundé, et franchement je ne regrette rien car j’ai passé une soirée mémorable. C’est la première fois qu’un rappeur arrive au bled et rap une vingtaine de morceaux… » Déclare la rappeuse Amina.
Mention bien pour Georges Essebou Eyango, promoteur de l’événement et son staff. Sans gros sponsor, ils ont pu organiser ce super concert. « Nous avons été molesté à la conférence de presse par les journalistes, certains médias qui sont pourtant nos partenaires nous ont boycotté. Personne ne vendait chère notre peau, nous sommes content d’avoir réalisés ce joli coup » conclut un membre du comité d’organisation.
Mention bien au public aussi qui, en plus de sa sincère chaleur que l'artiste n'a pas manqué de féliciter, a été très discipliné "jusqu' au bout de leur rêve"...

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Ménélik revient à la musique sous un nouveau nom : MNLK


Célèbre dans les années 1990 sous le nom de scène de Ménélik, le rappeur d’origine camerounaise a quitté les feux de la rampe pour se lancer dans les affaires. Il revient aujourd’hui à la musique sous un nouveau nom : MNLK

C’est l’histoire d’un mec qui a toujours eu la chance pour compagne. Dés qu’il se pose quelque part, c’est à coté de quelqu’un qui fera prendre à sa vie un tour nouveau. « C’est vrai que j’ai eu du bol », admet Albert Tjamag, plus connu dans les 90 sous le nom de scène : Ménélik. Le regard déterminé, il jure que ce n’est surement pas aujourd’hui, à 38 ans, qu’il va laisser la fortune lui jouer des tours…
Dans son grand appartement parisien, à deux pas du centre Pompidou (les fruits du succès ont été sagement investis), le salon de Ménélik lui sert aussi de bureau. Deux ordinateurs portables ibook au design impeccable trainent une table basse. Bien alignés sur des étagères, les disques vinyles de ses maitres de musique : George Clinton, The Isley Brothers, The O’jays… le bouc taillé avec soin, en polo et pantalon noirs – mi « streetwear », mi – bourgeois -, il ne dépare pas dans cet environnement ultra parisien. Bobigny est loin, Yaoundé plus encore. L’Afrique l’a conduit vers la banlieue vers le rap vers… les affaires et les parcours de golf. Sur tout cela, il semble résolu à faire le point. Pour mieux repartir. En chansons.

Dans son dernier album, qui sortira en France le 21 avril, Albert Tjamag renait sous un sigle étrange : MNLK. Ménélik – nom du roi d’Ethiopie qui résista à l’invasion italienne – est mort, « vive MNLK », clame la pochette. A l’évidence, le nouvel Albert a pris de la bouteille. Il veut témoigner des blessures de la vie. Les années paillettes semblent décidément bien loin !
Loin aussi, sa rencontre avec Claude m’barali, en 1989, à l’université paris-VIII, où les deux jeunes gens suivent les cours de sociologie urbaine de Georges Lapassade. Albert est en licence mais se passionne pour la musique. (Claude m’a chanté caroline, je lui ai fait écouter mon Malcom x, mixé sur du chant grégorien. Claude est devenu Mc solaar, et moi Ménélik).Quelques mois plus tard, solaar devient le pape du rap français, on le voit sans arrêt à la télé. Albert l’accompagne en tournée, en France et en Afrique. Avant de voir son nom figurer sur des compilations anglaises, japonaises et allemandes. En 1995, son premier album sort. L’année suivante, il reçoit la victoire de musique, catégorie (révélation masculine).

Douze ans plus tard, Albert ne se reconnait plus dans l’esprit de rébellion si cher aux rappeurs. Il a d’autres préoccupations. (Quand on a 20ans, on ne peut pas parler de divorce, on ne connait rien de à la vie. Quant on en a 38 et qu’on a deux filles de 7et 8 ans, oui) constate papa Ménélik, qui évite quand même soigneusement de s’étendre sur sa récente rupture sentimentale. Domaine privé …
Ce qui, en revanche, est de notoriété publique, c’est que le rap est resté un genre musical de jeunes, cartonné à la violence de la petite couronne parisienne. Foin de cette ghettoïsation malsaine !(Les rappeurs sont des musiciens qu’on n’autorise pas à vieillir) regrette –t-il. Ménélik préfère croire qu’a l’approche de la quarantaine en dépit des poils blancs qui poussent sur le menton on a encore des à dire. Et pas uniquement par la musique.

Le chanteur entend bien, par exemple, interpeller Nicolas sarkozy, par voie de presse, sur sa politique africaine. (Les africains qui ont de l’argent ne le réinvestissent pas. En Afrique, tout est cool, mais il ne se passe rien. La France doit arrêter de soutenir des chefs d’état qui restent immobiles.) les messages de MNLK sont plus politiques plus (mondialisés) que ceux de Ménélik. Parce qu’Albert Tjamag a grandi. Parce que, français d’origine africaine ,il a,dit-il,(vécu toute[sa]jeunesse dans l’illusion d’un retour au pays)avant de ([se]rendre compte un peu tard qu’on [lui]avait menti]parce qu’une fois déterminé à construire quelque chose de en France il a lancé une ligne de vêtement de golf et se heurte aujourd’hui au fameux(plafond de verre).

Mais pourquoi donc ce franco camerounais, né à Yaoundé en 1969, « regroupé familial » dans les années 1970 avant de devenir star de banlieues, est il allé se perdre sur les fairways ? Considéré en France comme un sport élitiste, le golf ne concerne guère que les privilégiés de saint nom la bretèche ou de Deauville. « C’est un ami, le réalisateur Djamel Bensalah, qui m’a entrainé sur le green, il y a une dizaine d’années, explique Albert. C’est un sport exigeant, codifié, ou il faut être patient et respectueux de son adversaire. Ça m’a beaucoup calmé. On passe des heures à marcher et on ne joue finalement que quelques minutes. Comme la vie, il y’a beaucoup de moments ou tu perds ton temps et quelques instants très importants. Ceux là, il ne faut pas les louper !»

Comme aujourd’hui, par exemple, ou sept ans après avoir renoncé à la scène, puis s’être installé à cannes pour se reposer, prendre l’air et faire des enfants, il s’est résolu à faire son grand retour. Son album est le fruit d’une double rencontre. D’abord avec Eesks – or, un jeune musicien. Puis avec Mathieu Toulza – Dubonnet, un ancien champion de judo et de kung fu d’origine nigériane reconverti, lui aussi dans les affaires. Les deux hommes étaient assis cote à cote lors d’une table ronde d’entrepreneurs, au sénat. Mathieu lui a proposé de produire les seize chansons de l’album. Le pari est risqué.

La planète rap apprécie modérément les mélodies douces et les textes naïfs de Ménélik. La vérité est qu’on ne pardonne pas à l’ex petit banlieusard fasciné par le public Enemy d’être passé du coté des nantis. A preuve, son salon est aussi grand que la pièce dans la quelle il vivait avec ses parents et ses quatre frères lors de leur arrivée en France, il y’a trente ans… si la sauce prend, l’égo de l’artiste ne s’en portera pas plus mal. Et puis, il l’admet volontiers, un retour triomphal ne serait surement pas de nature à nuire à ses affaires….

Créée en 2003 avec Lubin Kadima – les deux hommes, c’est désormais une habitude, étaient assis cote à cote lors d’un gala -, la marque Cruz Golf couture a fait son trou dans le milieu du golf, grâce à ses pantalons à carreaux et ses vestes en tweed distribués chez proshop (les magasins implantés dans les clubs). Son chiffre d’affaires ? 300.000 Euros. Modeste. « C’est un milieu très fermé explique Albert. Pour répondre à la demande, il faudrait investir pour faire tourner les usines. Mais les banques ne font pas leur boulot. Au début, on nous a traités des fous. Deux blacks dans ce milieu, vous pensez ! Cinq après, nous sommes toujours là. »

Chez les jeunes golfeurs, on approuve. « Ils ont donné un coup de pied dans la fourmilière. Les sportifs apprécient la qualité de leurs vêtements, qui dépoussièrent l’image vieillotte de ce sport », explique Mathieu, un golfeur amateur. Pour véritablement percer, il ne reste donc plus à Albert Tjamag qu’à asseoir un jour à coté d’un généreux banquier…

Source Elise Colette pour le journal jeune Afrique.

lundi 28 avril 2008

Diam`s à Yaoundé : 75 personnes évanouies au cours du concert à l`Hôtel de ville


La rappeuse a arrêté le spectacle pour préserver la vie de son public, selon les organisateurs.

Annoncé à grand renfort de promotion, le concert de la rappeuse française Diam`s qui a pourtant débuté dans la ferveur populaire s`est terminé en queue de poisson. C`était samedi, 26 avril dernier à l`esplanade de l`hôtel de ville de Yaoundé. Près de 70 000 personnes, selon les organisateurs, étaient pourtant venues assister à ce concert unique qui, de surcroît, était gratuit.


A 17h, l`heure prévue pour le début du spectacle, les entrées de l`hôtel de ville étaient fermées, à la demande de l`artiste, qui réalisait des essais. Ils n`ont été ouverts au public qu`autour de 18h, sous la pression de la foule, chacun voulant être aux premières loges. Sous l`effet de la chaleur, de la fatigue ou de l`hystérie, plusieurs personnes ont suffoqué et se sont évanouies. De source policière, on a dénombré au moins 75 personnes victimes de malaise et plusieurs spectateurs blessés.
A 20h30, les techniciens sur le podium. Une heure plus tard, quelques artistes, dont Thierry Olemva et les Stars de demain 2008, sont montés sur scène et on essayé de faire un show. L`essai n`a pas duré plus de 30 minutes avant d`être abandonné. Le délégué du gouvernement, hôte de l`évènement, a tenu à rassurer les milliers de fans découragés.
Autour de 23h, Diam`s a fait sa première apparition sur la scène, avec le titre " Dans ma bulle ", qu`elle sera obligée d`écourter malgré les acclamations de son public. Le son et l`éclairage étant quelque peu défaillants. A plusieurs reprises, l`impresario, Tony Nobody, a demandé aux spectateurs de ne pas marcher sur les câbles électriques posés à même le sol. Le phénomène étant à l`origine des problèmes techniques observés. Ce n`est qu`à minuit que le gros de la foule s`est résolu à quitter l`esplanade de l`hôtel de ville, alors que sur le podium, les techniciens commençaient à démonter les installations.
Face l`échec de la soirée, la rappeuse française a pleuré de déception dans sa loge. Elle avait, en effet, dit sa détermination à faire ce concert au cours d`un point de presse qu`elle a donné jeudi dernier, à sa descente d`avion. Diam`s avait aussi avoué avoir personnellement insisté auprès de son manager pour la tenue de cet évènement au Cameroun.
Orange Cameroun, le partenaire principal à l`organisation, explique cette situation par le nombre élevé de spectateurs : " La passion pour Diam`s a été trop forte, nous avons eu plus de monde que prévu et cela a entraîné des débordements. Le concert n`a pas pu s`achever parce que l`artiste a craint pour la vie de son public. Compressés comme les gens étaient, il pouvait y avoir un accident fatal. Et il n`y a rien d`aussi cher que la vie humaine. Nous voulons cependant dire merci aux Camerounais qui sont venus au concert ", a déclaré Samuel Eboua Ngondi, le directeur de la communication de Orange Cameroun.
Selon nos sources, Diam`s devrait publier un communiqué à l`attention des Camerounais, dans les prochains jours.

Stéphanie Dongmo

Lejourquotidien.info

Georges Eyango [ « Je confirme que Booba sera en spectacle à Douala le 30 Avril » ]


2008 est en passe de battre tous les records en matière de spectacles : le roi de la dancehall Sean Paul a mis le feu le 21 Mars aux berges du wouri, la rappeuse Diam’s donc le spectacle du 19 janvier avait été annulé pour « cause de maladie », revient à Yaoundé le samedi 26 avril, Booba le plus ricain des rappeurs français, 3 fois doubles disques d’or quant à lui se produira le mercredi 30 avril du coté de la maison de parti de bonanjo. En 4 mois on a eu (ou on aura) droit à 3 spectacles de haut niveau. S’il est bien vrai que le spectacle de Sean Paul a été soutenu par MTN et celui de Diam’s par Orange, celui de Booba a le mérite d’être organisé par un jeune camerounais vivant en France, sans sponsor s’il vous plait.

A 31 ans, Georges Eyango Essebou, promoteur d’Eyes Concept Productions décide de donner une nouvelle impulsion à sa carrière. Né au Cameroun, il ira nourrir les rangs de la diaspora camerounaise en France au début des années 80. Nanti d’une maitrise en gestion des entreprises, il entre dans le monde professionnel par le service clientèle d’une multinationale, ou il fait ses classes avant d’être promu au service marketing de la même compagnie. Il s’attaque enfin à ce qui le passionne vraiment : l’organisation des soirées. Les plus grands Djs de la place parisienne (poska, lord issa) pour ne citer qu’eux, s’arrachent ses offres. Il reste dans l’organisation, mais jette son dévolu sur les concerts spectacles. Quelques années de préparation et plusieurs aller – retour au Cameroun après, le voici sous contrat… Booba.

Dimanche 20 avril, il est 16h20, nous sommes à exactement 10 jours du spectacle de Booba, le carrefour Bastos habituellement mouvementé est calme. De passage à Yaoundé pour « vérifier si Media plus a mis les affiches dans la ville », Georges me reçoit pour l’interview. « Je dois reprendre le car ce soir pour Douala, et demain je repart sur Paris chercher Booba. Si ça ne te gène pas en travaillant, je peux répondre à tes questions. Je suis désolé » me dit Georges Eyango. Au cyber de Pizza Roma assis devant son laptop, accompagné par Duprey Koual, l’un des presentateurs du spectacle (avec Tony Nobody), il répond à mes questions.

kamerhiphop.com: Bonjour Georges Eyango, tu es le promoteur d’Eyes Concept productions, structure qui fait venir Booba au Cameroun. Alors question simple, tu confirmes que Booba sera bel et bien en spectacle à Douala le 30 Avril ?
Bonjour Georges : Bonjour. Je confirme que Booba sera en spectacle à Douala le mercredi 30 Avril à partir de 16 heures à la maison de parti de Bonanjo, Le contrat est signé depuis un bon bout de temps. Là je remonte sur Paris le chercher.

Tu confirmes également que tout est fin prêt, c'est-à-dire la sono, la salle, la sécurité…
Tous ses aspects ont été vus. Je peux également confirmer que tout est prêt. C’est vrai qu’il reste quelques détails à régler mais d’ici le 30 avril tout sera fin prêt.

Le spectacle se passera à La maison du parti de Bonanjo qui à mon avis n’est pas très grande comme salle et ne peut contenir le monde que vous attendez. Alors comment allez-vous procéder ?
La maison du parti est très grande. Si on retire la scène, c’est quasiment un terrain de football. Sinon, le premier arrivé est le premier servi. Au Cameroun en général et à douala en particulier nous avons un souci d’espace réservé à ce genre de manifestations, nous sommes obligés de faire avec. Le stade Mbappé Leppé étant en réfection, donc il ne reste que la maison du parti qui est quand même un espace accessible.

Pourquoi n’avoir choisi que la ville de Douala ? Et Yaoundé ?
Je dirais que le choix est purement d’ordre économique. Pour des raisons de coup très élevé, nous avons décidé nous limiter qu’à douala. Nous avons appris tard la date des jeux universitaires (qui se tiennent du 20 au 26 avril à douala, ndrl). Nous nous sommes dit qu’elle devait aller jusqu’au 30 et clôturer avec un artiste de premier ordre, étant donné que tous les jeunes se trouveraient de ce coté. C’était une bonne occasion de clôturer en beauté les jeux.

Booba et sa délégation arrivent au pays le dimanche 27 avril et ils repartent le 02 Mai, ils passeront 6 jours. Financièrement ça doit être lourd…
Booba arrive avec une délégation de 6 personnes. Comme tu dis, financièrement c’est lourd mais nous avons laissé ce temps en espérant qu’un sponsor ou un annonceur pourrait se manifester. Je ne prive pas le public de Yaoundé, c’est juste un souci de trésorerie, sinon mes événements c’est Douala et Yaoundé.

Le 29 il sera au pavillon laquintinie pour une action humanitaire, qu’est ce qui se cache derrière cette visite ?
Tu sais Booba m’a dit qu’il ne voulait pas venir en coup de vent, c'est-à-dire venir faire le show et repartir. Connaissant l’attachement qu’il a pour sa mère, il a tenu à ce qu’on fasse ce geste. C’est un élan de solidarité à l’endroit de ces mamans. Une palette d’eau minérale ne coute rien mais c’est le geste qui compte.

En parcourant le chronogramme de l’événement, je n’ai pas vu une rencontre entre Booba et les rappeurs du bled, pourquoi ?
La rencontre entre Booba et les hip hoppeurs du bled est prévue. Le chronogramme que vous avez a été juste condensé. Sinon, il est prévu une rencontre sous forme de diner ou de déjeuner au cours de la quelle, Booba apportera de son expérience à ses collègues du mboa, il a quand même été 3 fois doubles disques d’or en France. Le lieu de la rencontre n’est pas encore défini. J’ai également discuté de cela avec Joyce de la RTM, je lui ai demandé de nous faire une préposition, donc nous attendons…

Tu es né au Cameroun, grandi en France, tu as un boulot stable. Alors qu’est ce qui t’a amené dans l’événementiel, dans le showbiz ?
Par passion, j’ai commencé par organiser des soirées. Les plus grands DJ de la place parisienne Poska, Lord Issa pour ne citer qu’eux s’arrachaient mes offres. C’est un métier difficile mais ça reste un métier comme les autres. Il est bien vrai que organiser une soirée est plus simple alors qu’organiser un spectacle est très compliqué. Sinon, j’ai mis mon savoir et mes relations en application.

Après Booba, comptez-vous ramener d’autres stars mondiales du Hip Hop au bled ?
Pleins d’artistes sont sur la liste, je ne citerai pas encore tant que le contrat ne sera pas signé. Par respect pour les artistes et pour mon bizness, je préfère ne rien dire. Sinon, les artistes qui sont sur notre liste ont été choisis par un sondage fait sur un échantillon du public de douala et Yaoundé. Sinon tout le monde connait les artistes qui marchent en ce moment et tout le monde connait Booba.

Tu es appuyé par, Mlle Amanda Njawé, communicatrice et férus du showbiz et une sympathique équipe de dix professionnels avérés. Un spectacle pareil, c’est beaucoup de millions, alors qui se cachent derrière Eyes Concept productions ?
Derrière Eyes Concept Productions se cache un jeune camerounais, Georges Eyango Essebou c’est mon nom. Je suis âgé de 31 ans, j’ai quitté le Cameroun à l’âge de 6 ans. Malgré toutes ses années passées en Europe, j’aime toujours mon pays le Cameroun, il est toujours en moi. Comme le dit l’adage « rendre au Cameroun ce qu’il t’a donné ». La moyenne d’âge au Cameroun étant de 19 ans, les jeunes ont besoin de divertissement et mon projet est d’ordre humanitaire d’où le slogan de ce spectacle « des Mots pour des Maux ».

La plus part des jeunes africains ne rêvent que de l’Europe et toi tu fais le contraire c'est-à-dire un retour à la source, Pourquoi ?
Qu’on arrête de mentir aux jeunes. J’entends toujours les gens dirent « le pays est dur », je dis qu’il n y a pas un endroit sur cette terre ou les choses sont faciles. En tant que noir, il y a certains boulots qu’on peut faire en Europe, d’autres pas. Le conseil que je pourrais donner à mes jeunes frères, c’est de faire les études. Car, qui dit bonne position dit bon niveau scolaire. L’occident c’est bien mais chez nous c’est encore mieux. J’en connais beaucoup qui bossent au pays et qui sont épanouis avec des salaires conséquents. Une bonne génération est au bord de la retraite, donc il faut des gens pour gérer le pays…

Un contact pour ceux qui voudraient réserver leur place ?
Ils peuvent appeler aux 79 47 56 70 ou 99 7331 71 ou écrire à eyesconcept@yahoo.fr

Ton mot de fin ?
Très beau site, je vous encourage à continuer car vous êtes sur le bon chemin. J’invite les jeunes de Douala, de Yaoundé et ses environs à venir massivement au concert car Booba promet des bonnes choses, bref pleins de bonnes surprises. Je termine par cette devise : Peace – Love – Unity.
Pour en savoir plus sur Eyes Concept, visitez notre site Internet http://www.eyes-concept.com

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C'est finalement demain, lundi 28 avril 2008 que le duc de boulogne Booba et son equipe débarquent à Douala, nous confirme Georges Eyango, le promoteur de l'évènement pour 5 jours.

"Des mots contre des maux", c'est la thématique de cet enorme évènement signé Eyes concepts qui présente pour la première fois au Cameroun, Booba, le plus ricain des rappeurs français en concert 100% live à la maison du parti de Bonanjo le Mercredi 30 Avril 2008.

Entre autres articulatoions de son séjour, est prévue une visite à la maternité de l'hopital laquintinie de Douala et une rencontre de travail et d'échange avec les arrtistes hip hop du bled.

Pour asssurer la prémiere partie, une sélection musclée a été également faite pour le plaisir des amateurs de bon rap. Rien de moins que Krotal, Holokost, Parol et Hotclan.

Présentation Tony Nobody et Dupree Koual. Pass : 3500 FCFA et 10 000 FCFA (VIP)

Booba au Cameroun, un évènement Eyes Concepts.

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Diams au Cameroun, le concert n’a pas eu lieu !


Quel gâchis ! Serait-on tenté de dire. Annoncé pour le 19 Janvier, annulé pour cause de maladie, reprogrammé pour le samedi 26 avril, le concert de Diam's a connu des fortunes diverses. Tout a pourtant bien commencé avec son arrivé au pays le jeudi 24 avril, la conférence de presse qu’elle a donné et les émissions radio et télé aux quelles elle a participé.

Samedi 26 avril, jour du spectacle, il 12h30min, nous sommes à l’esplanade de l’hôtel de ville lieu ou se déroulera le concert, l’ambiance était bon enfant. Tout le staff était présent : Patou Ebongué, Yves de Mbella du coté du coté de l’organisation, Mme Valérie Tiacoh, Samuel Ngondi Eboua et Blaise Etoa… du coté du sponsor Orange, Ajajo, Silvan kom, Paul Mahel, Panie, Hans Mbog et bien d’autres. Les hommes de Médias n’étaient pas en reste (Tony Nobody, BIG Jo et Ives de Landry de 100%, Picksso Black, l’équipe de kamerhiphop.com…), C’est dire l’intérêt que tout ce beau monde porte à ce spectacle. Les techniciens étaient entrain d’installer le matos « avec l’expérience que j’ai, le matos sera monté dans 3 heures du temps, donc la balance commencera autour de 16h 30min » disait Tony Nobody à Layone au téléphone.

En cette période de saison de pluie, les dieux ont exhaussé nos prières, pas de pluie à l’horizon. A Yaoundé ce samedi 26 avril, il fait beau, donc toutes les conditions étaient réunies pour que le spectacle se passe dans des très bonnes conditions.

16h30min, les vigiles vident l’esplanade « tout le monde dehors » martèlent ils, histoire de prendre position afin de pouvoir mieux contrôler ces spectateurs qui arrivaient en masse. A 18h45min, toutes les portes de l’esplanade de l’hôtel de ville étaient toujours fermées, Pour un spectacle prévu à 17h, l’attente devenait insoutenable. C’est à ce moment là que le public commence à escalader la clôture, quelques personnes tombent, se blessent et d’autres se font marcher dessus. Les vigiles qui étaient sensés mettre de l’ordre sont dépassés. Les sapeurs pompiers venus en nombre réduit ne peuvent que constater les dégâts. De source sure, on a dénombré plus de 50 personnes victimes de malaise et plusieurs spectateurs blessés. C’est finalement vers 19h30 min que les portails ont été ouverts.
Tony Nobody essaye de refaire reculer le public, mais personne ne l’écoute, Thierry Olemba vient à son secours mais rien. L’arrivée du délégué du Gouvernement, M. Tsimi Evouna ne changera pas grand-chose. Le public survolté, surchauffé n’attendant qu’une personne : Diam's. Layone, Franky P, Lady B qui devaient faire la première partie n’ont pas pu faute de temps. C’est finalement vers 22h qu’elle monte sur scène. A peine un couplet de son titre « la boulette », que le son s’arrête. Dans la foule on entant les gens murmurés « c’est le cable qui est débranché, ils vont arranger et le concert va reprendre. Elle ne peut pas quand venir au camer et back comme ça… ». 23h, une partie du public a compris que le spectacle ne pourra pas reprendre, il se résout à rentrer, très déçu. Les pleins insistants finiront, bien après minuit, par abandonner, certains emportant des chaises en plastiques pour marquer leur frustration.

En complément,voici les réponses de Samuel Eboua Ngondi, directeur de la communication d'Orange Cameroun, Propos recueillis par le quotidiens mutations

Le directeur de la communication d'Orange pense que le sponsor est victime de la passion des fans pour Diam's.

De nombreux incidents ont émaillé le spectacle du 26 avril dernier, malgré les assurances qui avaient été données tant au niveau de l'organisation que de la sécurité. Qu'est-ce qui n'a pas marché ?
Nous avons été victimes de notre côté cœur qui voulait qu'on offre gratuitement aux Camerounais, une belle affiche. Victimes aussi que la passion de Diam's l'ait emporté sur les estimations que nous avions faites. Nous attendions 20.000 personnes sur le site et nous avions exigé de l'organisateur qu'il mette en place une organisation qui puisse couvrir 30.000 personnes. Lorsque nous avons ouvert les portes vers 17h45, nous avons eu une ruée vers la scène. On ne s'attendait pas que l'esplanade soit couverte de monde aussi rapidement.

Au-delà de cette "gratuité ", il fallait pourtant montrer patte blanche pour avoir accès à l'esplanade de l'hôtel de ville ?
Nous sommes partis d'un concept de gratuité. Après, nous avons estimé qu'il était injuste de ne pas reconnaître que ce concert, nous le devions à un certain nombre de personnes : les clients Orange. Si vous êtes un client Orange Forfait Joker, vous bénéficiez automatiquement du "pass"; si vous voulez accéder à cette qualité, c'est une opportunité mais qui vous offre en bonus une entrée. On avait prévu ces "pass" pour canaliser le flux de personnes.

Ce qui n'a pas été le cas…
C'est pourquoi je vous parle de la passion pour Diam's. Quand on a une telle envie, on ne résiste pas même aux forces de l'ordre. De 20.000, vous vous retrouvez à 60.000, 70.000 personnes selon le Délégué du gouvernement. Les critiques vous parlent de 100.000 personnes. C'est vrai que nous étions en deçà des prévisions. Nous devons humainement avouer que nous avons été débordés. Si nous avions eu 20.000 personnes, les choses se seraient passées à la perfection. Je crois qu'on devrait pouvoir dire bravo à Orange d'avoir tenu la promesse de faire venir Diam's, d'avoir quand même tout mis en place pour que ce concert puisse se tenir dans de meilleures conditions, même si on n'et pas allé au bout de la manifestation.

A cause des couacs observés au niveau de l'organisation ?
Comme je l'ai dit, nous avons été tout simplement victimes de la passion pour Diam's. Je ne peux pas dire autrement ce qui s'est passé. Quand je parle de débordements, le terme est pesé dans la mesure où cette masse de personnes a pu entraîner la déconnexion des câbles qui devaient alimenter les écrans géants et les appareils de sonorisation. Devant un ouragan comme celui-ci, il n'y avait pratiquement rien qui résistait. C'est pour cela que je dis et je redis qu'aujourd'hui, nous devons avoir le sourire de nous rendre compte qu'il y a eu beaucoup plus de peur.

Il y a eu des évanouissements et on parle de blessés et même de morts. Qu'en est-il ?
Chaque fois qu'il y a mouvements de foule partout dans le monde, vous avez des bousculades, de l'hystérie, des évanouissements. Cela arrive partout et on ne l'a jamais souhaité. Dès que nous nous sommes rendus compte que ça craignait, on a décidé, sans faire d'annonce, d'arrêter le spectacle pour préserver des vies humaines. Ce n'est pas une question de responsabilité, c'est une question d'humanité.
Le dispositif sanitaire avait prévu des pompiers et le Samu pour pouvoir procéder aux premiers soins des personnes blessées ou qui ont perdu connaissance et l'évacuation vers des centres appropriés, notamment les services d'urgence de l'hôpital général. Beaucoup de réanimations ont été faites sur place et il y a eu une dizaine de personnes qui ont été transportées à l'hôpital parce qu'on n'a pas pu les réanimer sur place. A l'hôpital général où je me suis rendu ce matin [hier dimanche], le bilan est formel. Aucun cas de mort. On ne m'a même pas dit qu'on a soigné des blessés. Peut-être que quelqu'un a pu avoir une écorchure par les bousculades sans qu'il ne se soit signalé pour qu'il y ait une intervention.

http://www.kamerhiphop.com

lundi 21 avril 2008

Concert: Orange confirme Diam's, au cameroun le 26 Avril...


L'affaire à fait couler beaucoup de salive depuis... Mais cette fois Diam's en personne, confirme sa venue au Cameroun, s'etant excusée pour le désagrément de janvier dernier.

C'est finalement au Cameroun, (les veinards), à l'hotel de ville de Yaoundé que la rappeuse Diam's a choisit de terminer la grande tournée mondiale "Autour de ma bulle" de son album disque de diamant "Dans ma bulle".

Le public camerounais a assurement prit son mal en patience, mais l'attente vaut certainement l'artiste ! Diam's, LA grosse pointure actuelle du rap français et toute son équipe débarque donc au cameroun, le jeudi 24 Avril en vue du méga concert live qu'elle donnera le samedi 26 à 17H.

Pour assurer la première partie de Diam's, rien de moins que Layone, qui arrive demain en vol spécial, Koppo, lady B, Franky P et le X Thriller P pour ne citer que ceux là...

Pour ceux qui se posent des questions quant au conditions d'accès, sachez que orange offre un pass à tous les clients forfaits joker...

kamerhiphop.com

dimanche 13 avril 2008

Gabon: Wendy


Wonda Wendy est une artiste aux multiples talents: Auteur, compositeur, interprète et choriste émerite, cette artiste d’origine gabonaise a fait ses premiers pas dans l’industrie musicale via une compilation intitulée “l’Univers des Lasacrs” sortie en 1999 et mettant en scène des artistes de renom parmi lesquels on retiendra notamment Oxmo Puccino ou le groupe marseillais Iam. Wendy appartient alors à un trio de rap feminin nommé S’ Kira. La jeune femme se laisse ensuite aller au chant et grand bien lui en prend puisque très tôt elle va faire partie des choristes les plus prisées du milieu, en témoignent ses collaborations avec les groupes Saian Supa Crew, Baobab, Tairo pour ne citer que ceux-là. Wendy prête également sa voix pour des choeurs-studios sur des projets d'artistes mondialement connus comme Sizzla, Cappleton et elle participe dans le même temps à de nombreuses compilations, la plus recente etant le projet “Black Marianne” Dans ce premier album intitulé C’EST QUI CETTE GO, la jeune femme nous donne un aperçu de son métissage à travers un disque tantôt féministe, tantôt drôle et festif dans lequel s’enchevêtrent les influences soul, hip hop, reggae qui font son univers musical. “C’est qui cette go” conte le Gabon vu par les yeux de cette afropéenne qui revendique sa mixité culturelle comme étant un atout majeur. Un premier album qui apparait donc comme un aboutissement mérité pour cette "noire panthère" qui arpente depuis dix ans maintenant les scènes Soul franciliennes et européennes. Les productions sont signées Lord Ekomy Ndong exceptées deux perles produites par Gyver Hypman (qui a travaillé aux côtés de Saian Supa Crew) et Dj Taishi.

Pour plus d' info : http://www.myspace.com/cestquicettego
http://www.myspace.com/wondawendy

lundi 24 mars 2008

Concert : Sean Paul se fait camerounais


Le déhanché du Jamaïcain et de ses danseuses a crée l'émeute parmi les 30.000 spectateurs de vendredi à Douala.
Les premières filles s'évanouissent 15mn après la montée sur scène de Sean Paul. La Croix rouge installée dans les back stages, va être débordée quelques minutes plus tard en procédant à des évacuations. La respiration saccadée, ces jeunes filles n'arrêtaient pas de murmurer : "Mon coeur va s'arrêter " ou " Je veux encore le voir ". L'émotion a atteint son paroxysme à la Base Elf de Douala sur les berges du Wouri vendredi 21 mars dernier lors du concert de la star international de Ragga Dancehall, le Jamaïcain Sean Paul, arrivé la veille directement de Kingstone (Jamaïque). Les organisateurs avaient annoncé 20.000 billets en vente, mais ceux qui n'ont pas pu s'en procurer comme Hervé Njankwa étudiant à l'université de Buea parce qu'il voulait "d'abord le voir avant de prendre mon ticket", ont dû se contenter des toitures des bus de Mtn sponsor de l'évènement, pour voir l'artiste en live avec 20 musiciens et danseuses.

Le public avait été mesuré pendant la première partie faite par Sultan Oshimin et les Rapconteurs Krotal, Danièle Eog, Big B-zy et le Bantou pô si. D'abord parce qu'on avait annoncé un spectacle en live, mais que les locaux ont fait du Play back avec une platine et deux micros ce qui a rabaissé le niveau de leur prestation. Le groupe Macase n'a malheureusement pas sorti les instruments de leur housse. C'est donc un public affamé qui va accueillir l'artiste de ragga qui a le débit le plus rapide au monde. Son frère, Jason Henriques, alias Dj Jigzagula, la doublure de Sean Paul va se faire le devoir de réchauffer le public. Il réussit puisque avant la montée sur scène de Sean Paul, à 20h15mn, le public est déjà debout, les bruits de chaises cassées accompagnent les cris.

Nudité
Tout de noir vêtu, tenant une serviette blanche à la main, Sean Paul entre en action. Le déhanché est mortel. Jeunes et vieux sautillent sur des airs de Gimme the Ligth, Like Glue, Punkie et Get Busy. Il est accompagné dans son répertoire par le public qui connaît jusqu'au refrain. S'il faut reconnaître que Sean Paul est un monstre de scène pour la gestion professionnelle de tous ses éléments, ce sont ses quatre danseuses qui rajoutent le feu aux poudres. Les filles sorties du même moule semblent avoir signé un pacte avec l'indécence et la provocation. Les petites culottes de quelques millimètres laissaient les bas de mailles noirs galbés de longues jambes. Conscient de l'effet de ses filles, Sean Paul conscient de l'effet de ses filles aux longs cheveux savait revenir au devant de la scène avant que les hommes ne fassent une crise d'apoplexie.

Lorsque l'artiste introduit le titre "Im still in love with you" le duo avec Sasha, le cordon de sécurité lâche. Les forces de l'ordre sortent quatre énormes dobermans. Rien n'y fait. Les 30.000 personnes commencent à osciller comme un énorme serpent. Sean Paul a presque les larmes aux yeux d'émotion et dit à s'époumoner " I love Cameroon ". Et le public camerounais alors ! Malgré la médiocrité du son qui devenait inaudible quelques mètres après la scène, les spectateurs sont restés jusqu'au bout. Pour son titre au revoir, le jamaïcain s'est changé aux couleurs camerounaises avant de s'enrouler du drapeau tricolore frappé d'une étoile. Les camerounais étaient conquis. A tel point que lorsque l'artiste est sorti de la scène, le public ne l'a pas réalisé. A 22h30mn tout était redevenu calme, le grondement des vagues du fleuve rappelait que le Wouri reprenait possession de son territoire. Les présents à ce concert venaient de vivre un moment mémorable. Malheureusement, maliens, sénégalais et ivoiriens ne vont pas vivre des moments aussi intenses car le reste de la tournée a été annulée.

Marion Obam

Quotidien mutations


Sean Paul électrise les foules

(extrait de l' article )

Quatre victimes derrière le podium
C’est sous une forte escorte de gendarmes que Sean Paul et son groupe sont sortis de la base Elf. Visiblement émus de la chaleur du public et satisfaits d’avoir tenu la promesse des fleurs. En retour, l’ascenseur est renvoyé. “ Sean Paul est génial. Je le trouve trop beau. En plus il chante et danse bien. Je suis folle de lui”, déclare une jeune fille tombée en pâmoison.
Les fausses notes de ce spectacle ont été entre autres, l’absence de déclaration de l’artiste aux médias malgré un point de presse prévu et ajourné à l’arrivée de l’artiste, une conférence de presse avortée á l’hôtel Sawa et nonobstant les démarches infructueuses des journalistes. L’échange prévu par les organisateurs entre les jeunes et Sean Paul n’a pu se tenir au collège moderne des Lauréats à cause de la forte présence des foules. Craignant tout débordement, le rappeur a rebroussé chemin. Quatre victimes des chocs émotionnels étalées derrière le podium, ont été réanimées par une dizaine de secouristes de la Croix rouge et du Samu. Une victime de traumatisme crânien a été évacuée manu militari.

Par Alain NJIPOU (Stagiaire)

Le Messager


Une trentaine de jeunes s`évanouissent au cours du concert



Le boss de la Dance Hall a offert une prestation légendaire
Il est un peu plus de 21h30 quand Sean Paul revient sur scène après s`être retiré quelques minutes auparavant. Il a autour du cou le drapeau du Cameroun et porte un tee-shirt aux couleurs vert, rouge et jaune estampillé "Lions Indomptables".

Le public exulte, se déchaîne. La sécurité perd la maîtrise de la situation. Près de 500 militaires, gendarmes et agents de sécurité sont mobilisés pour la circonstance. Heureusement, la grille qui sépare le public du podium joue son rôle. Dans cette effervescence, de nombreux jeunes garçons et filles s`évanouissent. Les secouristes éprouvent des difficultés à se mouvoir dans la foule pour les transporter. Des spectateurs se mettent à contribution. Des éléments de la Croix-Rouge et les équipes du Samu sont débordés. Ils essaient comme ils peuvent de les réanimer. 33 personnes sont enregistrées sur les fiches du Samu. Le diagnostic du médecin est sans équivoque : "Choc émotionnel". Six sont conduits d`urgence à l`hôpital Laquintinie. Le cas le plus préoccupant est celui d`un jeune garçon, 20 ans environ, non identifié. Dans sa chute, il s`est brisé le crâne. Aux dernières nouvelles, il serait hors de danger.
Le spectacle s`était jusque-là déroulé sans incident. Du moins, jusqu`à ce que Sean Paul ne troque son tee-shirt de couleur noir, contre un maillot des "Lions Indomptables" et qu`il ne se recouvre du drapeau national.
Le spectacle que Sean Paul a offert aux mélomanes de Douala va certainement rentrer dans la légende comme étant celui qui a rassemblé le plus grand nombre de personnes en plein air sur les berges du Wouri. Les grilles ayant été enfoncées par des badauds, l`entrée était tout simplement libre après l`arrivée de Sean Paul. L`organisation avait quelques appréhensions quant à la participation du public, mais c`était sans compter avec la notoriété de l`artiste. Depuis plus d`une dizaine d`années, Sean Paul est en tête des charts Ragga Hip Hop mondiaux. La jeunesse du monde entier lui voue un culte.
Le concert a débuté autour de 16h. La première partie était assurée par des artistes locaux. Tout ce qu`il y a de mieux dans la scène Hip Hop au Cameroun : Sultan Oshimin, Big Bzy, Krotal, Bantou Pô-si accompagnés par Dj Wes aux platines, Tony Nobody et Nabil en "masters of ceremony". Chacun dans son registre a offert un show de bonne facture. La cerise sur le gâteau étant "Je Wanda", extrait de l`album qui porte son nom, réalisé par Mtn Cameroon, pour le lancement de son portail multimédia et qui rassemble entre autres Corry du Macase et, les enfants du "Mboa" (Pays), comme ils se font appeler.
20h10, "Cameroon this is the moment we`ve all been waiting for", lance l`un des chanteurs de Sean Paul. Le public a compris que le moment tant attendu est arrivé. Un nuage de fumée se répand sur la scène, les projecteurs s`éteignent. Quand ils se rallument, ils donnent à voir Sean Paul et ses quatre danseuses. Elles portent de petites culottes et "dansent comme des déesses", commente un spectateur. Sean entonne "Gimme the light", le public est aux anges. Il enchaîne "Baby Girl", "I`m still in love with u", "Give it to u", "A new age", "Watch dem roll"…Des filles se déshabillent, certaines s`étripent pour une serviette que leur idole a lancé dans leur direction. On aurait dit un miracle qui se réalisait pour ces jeunes. Ils sont partis de toutes les provinces du Cameroun pour vivre ces moments. Sean Paul quitte la scène à 22h laissant derrière lui un public quelque peu déçu, qui aurait bien aimé le voir poursuivre son show. Il a repris son jet privé à minuit, pour se rendre au Sénégal, où il s`est produit le lendemain. L`artiste était accompagné d`une équipe de 22 musiciens et techniciens.
Le spectacle de Sean Paul est le second organisé au Cameroun par Mtn, après Manu Dibango, le 24 décembre 2007 à Yaoundé. Il rentre dans la série d`événements organisés par l`opérateur de téléphonie mobile en direction de la jeunesse, dans le prolongement du lancement de "Mtn Loaded", son portail multimédia. Par ailleurs, l`évènement coïncidait avec le lancement d`une nouvelle offre de service :"Mtn Zik", qui donne aux abonnés la possibilité de télécharger des musiques à faire écouter à ceux qui les appellent, en lieu et place de la sonnerie. Une tombola permettait de gagner des places pour le concert en accédant à ce service.

Christian Nounkeu

Lejourquotidien.info

vendredi 21 mars 2008

Concert: Sean Paul arrive

Cameroon Tribune , article du Jeudi 20/03/2008

L’artiste venu de la Jamaïque débarque ce jour à Douala, où il se produit demain.
C’est une grosse pointure dans son genre que MTN Cameroon fait venir sur les berges du Wouri. L’artiste musicien jamaïcain Sean Paul, bien connu des amateurs de clips sur les chaînes musicales, est considéré comme une star mondiale du hip-hop et de la Dancehall, l’une des nouvelles musiques urbaines en vogue aux Etats-Unis et en Europe. Le bonhomme ne manque pas de fans chez nous, à voir les nombreux jeunes arborant des tee-shirts à son effigie dans la rue ou en boîte de nuit… Selon des informations fournies par le promoteur du spectacle, l’artiste arrive ce jour dans la capitale économique en provenance de Kingston, en compagnie d’une vingtaine de musiciens et techniciens.
Sean Paul se produira en spectacle à la Base Elf demain. Le spectacle est censé débuter à 16h précises pour s’achever à 22h. L’artiste partagera la scène avec de jeunes musiciens camerounais tels que Sultan Oshimin, Krotal, les Bantou Po-si, les Rap-Conteurs, etc. Une articulation du programme prévoit, avant le début du spectacle géant, une rencontre avec des jeunes d’un collège du quartier Bonamoussadi. Si l’artiste reste fidèle à sa réputation, ça va être le feu sur les bords du fleuve.

Concert: Sean Paul à Douala

Quotidien Mutations, article du mercredi 19/03/2008

Le Directeur régional de la Cameroon music corporation (Cmc) pour le Littoral, Aimé Sadou a en effet signé un communiqué informant le public que " le spectacle de l'artiste Sean Paul prévu le vendredi 21 mars 2008 à Douala n'a pas reçu l'autorisation préalable de l'organisme de gestion collective de droit d'auteur du domaine musical conformément à l'article 1.1 de la Décision N°004/076/Mincult/Cab du 05 août 2004 fixant le montant de la redevance due au titre du droit d'auteur et des droits voisins pour les spectacles et autres manifestations occasionnelles." La conséquence immédiate de ce non paiement renvoi comme le précisait le communiqué à " une suspension du spectacle de Sean Paul vendredi prochain".
Une annulation et suspension que démentent formellement les organisateurs. Florence Titty Dimbeng, de l'agence Ga du Gabon arrivée au Cameroun il y a quelques jours. Elle précise que " les véritables organisateurs de cet évènement sont One way productions une société basée à Paris et à Abidjan qui a initié une tournée africaine de Sean Paul et l'Agence.Ga de Libreville au Gabon qui a également des droits sur la tournée de Sean paul en Afrique. Le sponsor de notre évènement c'est Mtn Cameroon.". Devant les inquiétudes soulevées par le communiqué de la Cmc sur la tenue effective du spectacle qui verra également la participation des rappeurs locaux comme Krotal, Lady B, le Bantou Pô-si, Forence Titty Dimbeng est rassurante : " Nous allons payer ce que nous devons en tant qu'organisateur ".
Du côté de la société Mtn qui a annoncé le spectacle, et Sam Mbendè, le président du Conseil d'administration de la Cmc, c'est l'accord presque parfait. " Nous avons discuté avec Mtn qui nous a assuré que tout sera réglé le moment venu. Nous avons levé la suspension et le spectacle aura bel et bien lieu. Nous recontacterons Mtn pour le paiement des droits ". A Mtn, on affirme que l'artiste sera bel et bien à Douala dès demain, jeudi 20 mars à 12h. Rendez-vous est pris dès 16h sur la scène de la base Elf jusqu' à 22heures tel que précisé par le programme mis à la disposition de la presse hier soir.
La base Elf est en train d'être modifiée pour accueillir les milliers de spectateurs, la représentante de l'Agence.Ga rappelle " nous ne sommes pas à notre première expérience. Au Gabon nous avons déjà eu de grosse pointures comme Jaz-y et Beyoncé, Eve, Germaine Jackson, Diam's et en décembre 2007 nous avons accueilli Sean Paul.
L'artiste va arriver jeudi matin à l'aéroport international de Douala avec une équipe de 23 personnes musiciens, danseuses et manager. Il a reçu l'intégralité de son cachet et pour ne prendre aucun risque un avion spécial a été affrété". Techniquement tous les éléments sont donc réunis pour que Sean Paul soit à Douala pour le spectacle du vendredi 21 mars 2008.
Les tickets qui coûtent 5.000Fcfa et 10.000Fca pour les Vip s'arrachent comme des petits pains surtout après toute la communication qui a été déployée depuis quelques semaines et qui s'est intensifiée dans les médias audiovisuels dès lundi 17 mars 2008 par la diffusion des clips et musique de l'auteur des albums Stage One, Duty Rock, The Trinity, et A New Age. Sean Paul qui a donné une notoriété mondiale à la ragga et au dance hall s'envolera, après Douala, pour Abidjan le 22 mars 2008 et sera en concert le 23 mars 2008 à Dakar.


mercredi 12 mars 2008

Portrait: Krotal


Révélé en 1989 lors du premier festival de Rap organisé au cameroun avec d’autres grands précurseurs du mouvement (Joe B, lamine, Merlin, Kodjay…), Polo est parti rapidement en France pendant quatre ans poursuivre ses études, et son amour pour le hip hop au sein de groupes comme Ultime Paradox, A.R.M, avec lesquels tout jeune il participe au projet initié par la mairie de Lille appelé « Bus Rock ». Le projet consistait à sillonner dans des bus spécialement aménagés, les maisons de jeunes de quartier et initier les jeunes de ces zones dites « difficiles » à différentes techniques de composition (M.A.O. , etc), et production musicales, afin qu’à l’avenir si besoin d’en faire un métier de faisait, ils puissent se perfectionner dans des centres de formations de la région. Avec ces groupes, il a la chance de faire la première partie du rappeur américain Ice. T à l’Aéronef, celle d’I.A.M lors de leur célèbre tournée des centres sociaux de France.
Polo aujourd’hui Krotal sort son premier album « Vert Rouge Jaune » après un long parcours de 15 ans dans le hip hop.
Krotal, de son vrai nom Etoundi Onambélé Paul Edouard est né à Yaoundé (Cameroun) le 02 Octobre 1975. Ce jeune homme de 29 ans est un des précurseurs du mouvement hip hop au Cameroun. Surdoué de la création musicale, mainte fois primé « meilleur compositeur de musiques urbaines », il a travaillé avec les groupes Anomym (son groupe), et le Magma fusion (collectif de groupes dont le sien) avec lequel il participe en 1997 aux Rencontres Musicales de Yaoundé (R.E.M.Y), fait la première partie du groupe sénégalais Positive Black Soul en tournée à l’époque au Cameroun, et plus tard à Dakar au Sénégal, il participe au Dakar Rap Festin’ aux côtés de pointures telles que Fabe, Koma, Daddy Nuttea, Supernatural …
La création du studio d’enregistrement Magix avec des amis en 1998 dans lequel il est ingénieur de son, sera un tournant décisif dans sa vie ; tout en réalisant en tant qu’ingénieur de son et compositeur de multiples projets à l’exemple des albums de Negrissim, Rasyn, Tribu.nal, Joel Teek, Protek Tho’or, C-minaire, collabore avec DJ Effa (Sony M.13) sur un projet de compilation qui ne verra hélas pas le jour, et via la structure Mapane Records Ak Sang Grave, la compilation Kamer Konnexion, Funkiss, wilfried, il pourra alors se consacrer à son projet le plus ambitieux : réaliser son album solo.
Quatre ans plus tard, il est prêt, soutenu par l’association Osmoz qui acoompagne les projets artistiques innovateurs, l’association AJPECAC dont il est le président, la structure de production et d’édition Mapane Records qu’il a entre temps crée avec d’autre associés, Krotal va sortir un opus de 16 titres en Novembre 2003 qui laisse apparaître toute la maturité et l’expérience de l’artiste. Album sans concession « Vert Rouge Jaune » est doublement primé aux Camerounians Music Award (Album de l’année, meilleure réalisation et composition musicale). Krotal ne mâche pas ses mots quand il parle de la situation de son pays et particulièrement des jeunes.
Ce long parcours a permit à l’artiste de trouver une couleur musical hip hop très Camerounaise ; en d’autres termes, l’osmose entre le rap et la musique camerounaise n’a été aussi aboutie. Ce qui a permis depuis la sortie de son album à l’artiste de partager les mêmes scènes que des groupes comme Macase prix RFI et récemment aux Kora, Klotire K, rappeur d’origine libanaise lors de la semaine de la francophonie, Tiken Jah Fakoly, Pit Baccardi, Neg Marrons, etc…
L’ album comporte quelques grandes figures du hip hop camerounais telles qu’ Ak sang grave, Joel teek, Roon, Fulaw … mais aussi Funkiss artiste Bikutsi multi instrumentiste internationalement connu à travers les têtes brûlées.
De Mai à Septembre 2004, Krotal travaille pour la société Coca Cola à la réalisation du projet télévisé « DREAM Coca Cola » , sorte de Star Académy Hip Hop destinée à mener des jeunes talent du Hip Hop camerounais à figurer sur une compilation produite par la firme Coca Cola. Puis en fin Novembre, c’est l’apparition de la compilation tant attendue « Kamer Konnexion » produite par Mapane Records. L’année 2004 est clôturée par l’obtention du prix « Révélation de l’Année 2004 » décerné par le Ministère de la Culture et la CRTV (Cameroon radio and Television) et le prix « Meilleur groupe de Rap 2004» lors des « canal d’or » de la chaîne CANAL 2 International. Depuis lors, plusieurs apparition sont à compter particulièrement celles du 02 Avril 2005 pendant les soirées « Kamerap » où 20000 personnes ont pris d’assaut les berges du Wouri, l’anniversaire des 05 ans de « ça me dit rap » et la fête de la musique devant 15000 personnes.
En octobre 2007 il sort un maxi intitulé la BO de nos life , qui est un prélude a son 2 eme Album très attendu qui sortira en Mars . Ce album connaitra la participation de plusieurs artistes , entre autre : Layone, Pit Baccardi, Lalcko, Samory, Sultan Oshiminh, Oeil de faucon, Kamèrlok, Jackson, Lady.B, Danielle Eog, Le Reflet et la diva Queen Eteme.

lundi 10 mars 2008

Gabon: La Fuente


La soul, le rythme and blues, les tourments de l’amour, les yeux rivés vers l’Afrique, la tendresse de p’tits jeunes sortis des faubourgs de Libreville…mais surtout l’âme du Gabon, c’est ce que représente le groupe LA FUENTE (la fontaine). Dans leur voix, coulent des vers et des notes entre gospel, vibration r&b et pop. A leur contact, la musique prend des teintes Africaines.Genèse Au départ, le hip hop était le mouvement culturel en vogue au Gabon, mais ce sont des ambiances plus sucrées qui inspirèrent quatre gamins ( Styve, Latchow, Eric et Simple ). En 1995, ils fondent le groupe et font leur classe dans les soirées tremplins organisées par le dj jackys skiser du « cabaret des artistes » (haut lieu de la musique au Gabon). Les soirées s’enchainent, le travail en équipe se met en place mais la vie leur réserve bien des surprises.Evolution La vie d’un groupe est souvent semée d’embuches et ce qu’ils apprennent au gré des années. Tout d’abord, Simple fait un bout de route au sein du groupe mais doit partir en France. Puis, Freddy amène un peu de « peps » avec des interventions scèniques et des textes musclés mais sa vie personnelle l’amène vers d’autres horizons. Ces aventures rapprochent le groupe du public (Il faut savoir que les Gabonais voient leur vie bouleversée par l’émigration…). Alors pour renforcer les troupes, Ulrich se joint à ses amis d’enfance mais les études ont raison de sa passion. Et pour finir, juste avant la signature, Eric doit répondre à ses obligations militaires. En dépit de cela, l’aura du groupe n’a de cesse de grandir. Ils sortent du lot avec un univers intimiste désormais LA FUENTE sera un duo.

Fin 2002, Eben Entertainment signe les crooners les plus en vue du moment et sort en 2003 les singles : « mes pleurs » , et « laisse moi une chance » . Viendront ensuite des collaborations avec Franck Ba'Ponga, Masta Kudi, Kôba, K-Prime, avec Eben and Family pour le projet bouge ton vote et Alexi Abessolo pour le même projet.
Les tournées se font de plus en plus importantes, la scène représente alors le lieu d’expression privilégié et depuis 2004 ils sortent les titres « dans mon pays » , « c'était déjà écrit » et « le proprio » . Tendez l’oreille, LA FUENTE vient de sortir un opus au confluent de la culture gabonaise et urbaine et prépare des pépites qui vont faire crépiter les ondes radios et vos oreilles.



pour plus d' info : http://www.myspace.com/ebenlafuente

jeudi 6 mars 2008

Portrait : Houston Family


( English version )
Houston Family, group of young artists made up of six (06) members is born in 2003, with like philosophy a motivation distinguished in the desire major to make a success of a great blow in the medium rap kamer and international. These friends of childhood which had never considered such a common destiny were victims of their young talent incipient and the rapologic influence from the city M (street Manguiers) in Yaounde in Cameroon which produced already many great rappers (Protekthor, c-minaire, Nektal) All starts in the slides of the Institute Tana Ahanda (Street mango trees - Yaounde which was their reference mark for a long time. Their first title Jessy was a success in the underground. Thus the artistic direction of the CAMERHHA (Cameroon Hip hop Awards) positively notices the group of the city M. In company of many stars main roads (zomloa familia, Ak sang grave, krotal...) and international (J-ro, solano and La Fouine), they take part in the plate before first of the CAMERHHA to the Camp sonel of Yaounde on June 23, 2006. The group consists of Nko'o Philipe Archangelo (pi), Cédric Michel Alima aka Maïki, Joey aka Kal-j, Mayanga André Marie aka Norby, Obam Eric Axel aka KP-10, Ondoa Serge aka TPT, Phoss Ingrid Albertine aka Nisha which bump much more in the shade. The group was récement in studio in for enregister 3 titles which will be used for the promotion through CDsingle. The realisation of two videos is also in preparation.

( French version )
Houston Family, groupe de jeunes artistes constitué de six (06) membres voit le jour en 2003, avec comme philosophie une motivation distinguée dans le désir profond de réussir un grand coup dans le milieu rap kamer et international. Ces amis d’enfance qui n’avait jamais envisagé une telle destinée commune ont été victimes de leur jeune talent naissant et du l'influence rapologique de la cité M (rue Manguiers) à Yaoundé au Cameroun qui a produit déjà bien des talentueleux rappeurs (Protekthor, c-minaire, Nektal...) Tout commence dans les coulisses de l’Institut Tana Ahanda (Rue manguiers – yaoundé qui fut leur repere pendant longtemps. Leur premier titre Jessy fut un succès dans l’underground. C’est ainsi que la direction artistique des CAMERHHA (Cameroon Hip hop Awards) remarque positivement le groupe de la cité M. En compagnie de nombreuses stars nationales (zomloa familia, Ak sang grave, krotal..) et internationales (J-ro, solano et la Fouine) , ils participent au plateau avant premiere des CAMERHHA au Camp sonel de Yaoundé le 23 juin 2006. Le groupe est constitué de Nko’o Philipe Archangelo (Le PI) , Cédric michel Alima aka Maïki, Joey aka Kal-j, Mayanga André Marie aka Norby, Obam Eric Axel aka KP-10, Ondoa Serge aka TPT, Phoss Ingrid Albertine aka Nisha qui bosse beaucoup plus dans l’ombre. Le groupe était récement en studio en pour enregister 3 titres qui serviront à la promo à travers un CDsingle de 3 titres. La réalisation de deux vidéogrammes est également en préparation.

Regardez la video Du Houston Family : " CLH "





CLH - C'est le houston Family - mytrace
CLH - C'est le houston Family - mytrace


Pour plus d' infos : http://www.myspace.com/houstonf

mercredi 5 mars 2008

Concert : Sean Paul annoncé a Douala pour le 21 Mars


L’artiste Jamaïquain Sean Paul est annoncé du coté de Douala au lieu dit base Elf le vendredi 21 Mars pour un concert inédit. Il devrait arrivé à Douala le jeudi 20 mars au soir et la conférence de presse serait prévue pour le vendredi matin. Son départ du bled serait prévu juste après le show car il serait attendu du coté de la Cote d’ivoire et du Sénégal.

La première partie sera assurée par le collectif Rap conteurs (composé de Krotal, Bantou Posi, Big Bzy et Danielle Eogg), de Lady B, Sultan Oshimihn et bien d’autres.

« Nous venons de terminer la réunion à direction générale MTN à Douala. Tchop tchop, Jocelyne Nankam et moi avions eu une séance de travail avec les responsable MTN, c’est confirmé Sean Paul sera à Douala le 21 mars… » nous a confirmé l’animateur Eric Christian Nya.

Le spectacle Sean Paul est un événement MTN Cameroon.

kamerhiphop.com

mardi 26 février 2008

Portrait: Tawu


Natif du Cameroun, Afrique en miniature, plus précisément de Mbalmayo ou Vimli, ville cosmopolite, localité située à 45 km de Yaoundé, le groupe Tawu tire sa signification des Grass Fields et du Sud Cameroun. A l’ouest du Cameroun c'est-à-dire en langue Bamiléké, il veut dire : unique, ensemble, représentant ainsi l’unité. Au Sud Cameroun plus précisément en langue Bulu il veut dire immortalité. En somme le Tawu est un groupe de quatre jeunes issus de familles pauvres de certaines régions du Cameroun qui prônent les idéaux de paix, d’unité et d’amour à travers la musique et qui se veut de rassembler des peuples frères et amis, car l’union fait la force.
Créer en 1998, ce groupe traversa de nombreux barrages, et connu des moments difficiles du à la perte constant de ses membres. Aujourd’hui le groupe est plus uni que par le passé, car les quatre membres du Tawu sont avant tout une bande d’amis, camarades de classe avant de faire carrière dans la musique. Ce statut confère donc une solide stabilité.

Le groupe plonge dans l’Afro rap qui est un mélange de sonorités modernes (Afro beat, Jazz et rap) et de sonorités traditionnelles (Ekang Béti et des différents rythmes de l’ouest du Cameroun) qui ont bercé leur enfance. Ce style de musique leur permet d’exprimer ce qu’ils vivent aux quotidiens et ce qui se passent autour d’eux. Les injustices, la corruption, la famine, l’exode rural, l’immigration, l’unité, les droits de l’enfant et le VIH sida sont quelques thèmes développés dans leurs différentes chansons et pour se faire écouter par toute la population, ils véhiculent leurs messages en plusieurs langues (Français, Anglais, Bulu, Bamiléké et Bassa).

Les membres de Tawu sont :
MAAK-B, débute la musique au lycée de Mbalmayo en 1994 et acquis de l’expérience en participant à des rencontres scolaires, à des spectacles de la ville et des localités environnantes avant de fonder en 1998 avec trois autres membres du groupe le Tawu.

FAAT-BOO, mordu de musique, très tôt, il interprète des chansons dans des rencontres scolaires et intègre des groupes comme Bamboula Street et Ultime arrestation respectivement en 1994 et 1996 grâce à son habilité à rimer aussi bien en Bamiléké qu’en Français.

R-MANO, tout comme Maak-B, il fait ses débuts dans des rencontres scolaires et spectacles de la ville et des localités environnantes avant de fonder en 1998 avec certains membres le Tawu.

LIONEL, né dans une famille de choriste, il intègre la chorale dés sa tendre enfance, se forme aux différentes techniques de chant et apprend à jouer à certains instruments (guitare, tambour et piano).

Decouvrez la video de Tawu intitulée " U goua ya "





Tawu - U gouo ya - Jubii TV
Tawu - U gouo ya - Jubii TV



Retrouvez le groupe Tawu dans son blog sur myspace : http://www.myspace.com/tawumusic

vendredi 22 février 2008

Interview : Dany Zie, cofondateur du portail kamerhiphop.com


Bonjour Dany, vous êtes l’un des promoteurs du site KamerHipHop.com, dédié au Hip Hop Camerounais. Pouvez-vous nous présenter l’organisation du site et nous dire ce qui vous a motivé à lancer un tel projet ?

Kamerhiphop.com est né d’un « délire » de deux jeunes étudiants en Informatique, Idrissou, le second promoteur du site et moi même. A l’époque, en 2003, nous étions étudiants dans une structure privée de la place. Nourris par notre passion partagée pour le hip hop et l’ingénierie web, nous avons donc entamé la conception de ce projet. Avec l’aide de Badjez (du groupe C-minaire), nous avons prospecté et rencontré certaines personnalités du milieu artistique kamer à l’instar de Krotal, DJ Bilik ou encore Ruben Binam et Manuel Wandji, pour présenter le concept. Ce qui nous a permis de l’affiner. Le développement du site quant à lui nous a pris environ 6 mois puisqu’il a fallu implémenter une solution de gestion de contenu propriétaire. [La première version a été mise en ligne en juin 2006. Nous avons relooké le site en Janvier 2007.

Le portail kamerhiphop.com vient donc répondre à ce cruel constat : l’absence de visibilité pour notre culture Hip hop. Le talent et une production suivie associés à une promotion soudée reste la base du succès. Aussi, offrir de nouvelles options aux promoteurs culturels à travers notre portail est notre souci et reste notre défi. Notre Hip Hop a beaucoup évolué depuis le temps et mérite un peu plus d’attention et de considération. Il reste injustement marginalisé chez nous.

Le concept est explicite : créer un espace virtuel où le visiteur sait qu'il trouvera tout ce qui l'intéresse sur un sujet ou, tout au moins, qu'il pourra s'en servir comme porte d'entrée vers d'autres sources d'information pertinentes. A ce titre, le portail réalisé avec comme thématique de base la culture hip hop au Cameroun propose donc de l'actualité, des chroniques, des interviews, des biographies d’artistes et personnalités en relation avec le hip hop, des dossiers d'information, un agenda évènementiel, une plateforme multimédia (audio/vidéo/photos), des lyrics, un forum de discussion et un annuaire de liens.

En résumé, un site portail est un site ouvert vers l'extérieur qui joue le rôle de relais d'information, et kamerhiphop.com est un portail sur le hip hop Camerounais menée par un petite équipe de passionnés.

Selon vous, s’il fallait énoncer un ensemble de problèmes qui minent le Hip Hop Camerounais, quels seraient-il ?

Le Hip hop comme je le disais plus haut reste une culture marginale au Cameroun encore plus qu’ailleurs. Magali Palmira de Real Black Music au Gabon me le rappelait encore tout récemment, et je crois que c’est la base du problème.

Mais à coté de cela, il y’a un sérieux problème de visibilité nationale et surtout internationale. Il y a de bons artistes au pays mais qui ne sont connus que dans leur quartier. Vous savez, les camerounais sont un peu bizarres. Ils considèrent réellement que ce qui est pris en considération ailleurs. Un piètre artiste camerounais, pour peu qu’il vienne d’une contrée éloignée, sera très souvent accueilli en héros par le public camerounais. Personnellement, je pense que c’est l’international pour les artistes Camerounais qu’il faut séduire et convaincre. Et pour ce faire, il faut un peu plus de professionnalisme dans la démarche artistique. C’est un autre sérieux problème dans le hip hop Camerounais. Les choses ne sont pas assez structurées : comment mettre en place un album techniquement correct quand l’artiste joue l’apprenti sorcier dans une chambre sur son Pentium II ? Comment mettre en place une promotion sérieuse avec son cousin aux commandes qui n’y connaît rien à la communication professionnelle ? On verra des gens qui cumulent les pseudo fonctions de Manager artistique, Interprète, Auteur/compositeur, Monteur Vidéo, Graphiste, Chorégraphe… (rires). En essayant d’y voir plus clair, on constate que c’est l’appât du gain qui rend les frères aussi pitoyables.

Les artistes gagneraient à s’entourer de professionnels et se concentrer sur l’artistique. Leurs prestations n’en seraient que meilleures.Pour résumer, le Hip hop camerounais est en marge culturelle. Pourquoi ? Parce qu’il y’a un manque de professionnalisme à la base, c'est de là que part le malaise.

Au regard de tout cela, quel rôle pensez-vous pouvoir jouer et quelle pierre comptez-vous apporter à l’édifice Hip Hop à travers ce site ?

Nous proposons un autre canal de communication (et pas des moindres) aux artistes et promoteurs culturels dans la perspective de rendre notre hip hop crédible aux yeux du monde entier et par ricochet aux yeux des camerounais et offrir ainsi des opportunités réelles aux acteurs du mouvement. Et je pense que la machine est en marche. Aujourd’hui, les artistes hip hop sont référencés sur la toile grâce à kamerhiphop.com en grande partie. Le rappeur Oliviera vient de terminer l’enregistrement de sa prochaine EP (Extended Play), grâce au jeu-concours organisé par Les Coudes Productions, une structure basée en Allemagne en partenariat avec kamerhiphop.com. Pleins d’artistes sont invités dans des festivals internationaux grâce aux services dérivés de kamerhiphop.com.

Actuellement, plusieurs partenariats sont en cours définition avec des structures de distribution numérique internationale, avec des maisons de production et de management (Plus Prod, Eben, Real Black Music…) des télévisions internationales pour œuvrer à faire connaître notre hip hop qui ma foi mérite une certaine attention.

Le travail de promotion de KAMERHIPHOP n’est-il pas un peu contradictoire dans la mesure où vous dites que vous voulez séduire à l'international, tout en sachant que ce n’est pas ce public qui achètera les disques d’artistes qui ne se vendent que sur le marché local ?

Je ne pense pas. La cible de kamerhiphop.com reste à la base la diaspora. Pourquoi ? Et bien parce que le marché réel à conquérir est ailleurs. L'environnement commercial local n’est déjà pas prolifique pour les artistes de Makossa, comment le serait-il pour les artistes hip hop ? La conquête de l’international sera LA victoire et LA révolution du hip hop kamer. Je ne suis pas sûr que des groupes comme Daara-J ou Yelen réalisent leurs chiffres d’affaires respectivement au Sénégal et au Burkina-Faso. Les causes de l’échec commercial en Afrique sont connues, je n'entrerai pas dans les détails.

Et Internet dans tout ça ? Et bien d’après une récente étude du Minpostel, le taux de pénétration de l’Internet au Cameroun serait de 0,17%. C’est assez lamentable mais ça reste clairement un domaine à conquérir. On ne peut pas ignorer ces difficultés mais on en peut non plus s’y contraindre. Internet est L’OUTIL des nouvelles générations et je suis sur que les objectifs du site kamerhiphop.com seront rapidement atteints grâce à l’implication de nos collaborations internationales. Les maisons de disques et les promoteurs chevronnés ne sont pas au Cameroun. Les camerounais apprendront à suivre, comme toujours malheureusement et c'est pas l'équipe de bonaberi.com qui me dira le contraire (rires).
Les vidéos, les audios et les interviews constituent un bon moyen de faire connaître nos artistes. Envisagez-vous d'augmenter considérablement le stock de vidéos disponibles et de mettre en place d'autres styles de vidéos, comme des interviews d'artistes ou des concerts ?

Bien sûr. Le but est de vendre une image de marque du hip hop kamer. Pour ce faire, les vidéos et les sons sont sélectionnés sur des critères "professionnels". C’est pour cela que notre banque de données multimédia n’est pas encore assez fournie. J’invite par la même occasion les artistes hip hop camerounais de par le monde à nous faire parvenir leurs médias promotionnels pour le site. C’est free.
En ce qui concerne les vidéos, une nouvelle rubrique « La Vidéothèque » a été crée pour contenir des vidéos autres que des clips comme justement des extraits de spectacles et d’émissions télévisées.


Pour revenir au Hip Hop en tant que tel, pourquoi a-t-on l’impression que les Camerounais restent en marge du Hip Hop Africain ? On a connu par le passé de grands groupes de rap africains, tels les Sénégalais Positive Black Soul ou Daara J, qui avaient acquis une dimension internationale. Au Gabon aujourd’hui, quelques groupes émergent. Qu’en est-il des Camerounais ?

Ce n’est pas juste une impression. Mais cela est en train de changer. Des artistes résident au Cameroun sont en train d’acquérir une dimension internationale. Krotal par exemple était récemment au Congo et en Belgique au festival Sfinks. Lady B, X-maleya et Zomloa déjà très populaire au Gabon, Parol est resté numéro 1 durant plus d’un mois dans le Hit 2 Rue de la chaîne de télévision urbaine Trace Tv… Je crois que la machine est en marche.

Comment entrevoyez-vous l’évolution du Hip Hop au Cameroun dans les prochaines années et quels seront, selon vous, les artistes qui émergeront ?

Vous savez, sur les starting blocks, ils sont nombreux mais au finish je pense que sortiront du lot ceux qui auront su construire les fondations d’une carrière artistique professionnelle. Il y a malheureusement plein d’apprentis sorciers qui ne sont là que pour la frime et qui n’ont aucune démarche artistique structurée et structurante. C’est le mouvement qui en paie les pots cassés parce que c’est justement ces derniers qui dévalorisent et décrédibilisent cette culture hip hop.

Le mot d’ordre reste pour moi « professionnalisme » et celui-ci passe par un entourage sérieux et spécialisé, un travail ardent dans la recherche de l’originalité et beaucoup de voyages pour s’imprégner des réalités du monde artistique. Tout en sachant que professionnalisme implique forcément moyens financiers d'une manière ou d'une autre...

Pour nous qui découvrons le Hip Hop Camer, quels artistes et quels albums méritent actuellement le détour selon vous ?

La liste est longue. Mais je pense que sortent du lot par leur talent et leur sérieux des artistes comme Krotal, Sidney, Lady B, Ak Sang Grave, Wilfried, Danielle Eog, Oliviera, la famille zomloa, Obidy, Holokost, mbalè mbalè, C-minaire, L’écurie So sound, Tawu, Parol… Comme je le disais la liste est loin d’être exhaustive…

Prévoyez-vous de donner à KAMERHIPHOP une dimension encore plus rédactionnelle avec des chroniques des albums des artistes, histoire qu’ils soient jugés à la hauteur de leurs performances ?

Sur le site, il y a des chroniques d’artistes kamer. C’est vrai c’est généralement des artistes de la diaspora mais il y en a également sur des artistes locaux comme sultan Oshimihn ou Lady B par exemple. Les chroniques nous sont généralement proposées car nous n'avons pas encore de chroniqueur attitré. Je lance donc par la même occasion un appel aux hommes des médias qui s’intéressent au hip hop kamer de près pour des propositions de chroniques et des dossiers sur les artistes camerounais et leurs productions.

Un dernier mot pour les internautes susceptibles de visiter KAMERHIPHOP.COM

Aux visiteurs, je leur souhaite de prendre du plaisir sur notre site et surtout de ne pas hésiter à donner leur avis à travers des commentaires ou par email. C’est grâce à ceux-ci que nous pourront améliorer nos services.

Les artistes, n’hésitez surtout pas à nous contacter directement et nous envoyer vos supports multimédia promotionnels. C’est free (zie_dany@yahoo.fr).Quant aux promoteurs, je dirais que kamerhiphop.com est un canal de communication crédible, si votre cible principale est la jeunesse, et les acteurs culturels dans une moindre mesure. Kamerhiphop.com c’est déjà plus de 375 000 visites cumulées et en moyenne 600 visites quotidiennes.

bonaberi.com

Gros plan : danielle Eog



Une voix de velours et une sensibilité à fleur de peau : voilà en quelques mots ce qui caratérise le mieux Danielle Eog. Artiste complète et plurielle, la jeune femme, qui revendique son goût pour le métissage culturel, évolue dans des univers musicaux aussi variés que la bossa nova, la soul, jazz, le makossa et le hip-hop. A chaque pas elle laisse une trace émouvante et vraie.
Pour sa première prestation en tête d'affiche au CCF, elle a sélectionné le meilleur de ses compositions pour un spectacle « Afro soul » baptisé Okiri c'est-à-dire « demain » dans sa langue maternelle.

Danielle Eog ou Danie... est une artiste musicienne de 25 ans, chanteuse, auteur-compositeur,guitariste et plasticienne à ses heures perdue,elle aime le dessin au pastel et la photo.Elle bosse comme réalisatrice pour une chaine TV indépendante au Cameroun, son pays . mais son plus grand reve serait de poursuivre plus sérieusement sa carrière musicale. ses influences sont tirées de la musique noire: la soul (Stevie Wonder, Marvin Gaye, The Gap, The Jacksons...) , le Jazz (Billie Holiday, Nina Simone, Nat King Cole, Louis Armstrong) , le style afro (Fela Kuti, Tchakounté, Eko Roosevelt, Makeba...) mais son style de musique préféré reste la bossa nova. elle aime bien le hiphop intelligent(Common, Mos Def, Slumvillage ...) et la new soul, qui est d'ailleurs son orientation musicale personelle ...( D'angelo, Jill Scott,Jaguar Wright ) . Bref, tout ce qu' elle veut c' est de partager son art et son univers avec le maximum de personnes.

INTERVIEW (
Cameroon Tribune, Yaounde 24/10/2007 )
Qui êtes-vous ?
Je suis une jeune artiste de la scène urbaine camerounaise. J'ai toujours aimé chanter. Toute petite, je donnais des spectacles à la maternelle. Et puis, quelques années plus tard, notre père nous a inscrits au conservatoire, il nous a donné des cours de piano qu'on n'aimait pas trop à l'époque. Et puis, nous sommes rentrés au Cameroun. Plusieurs années après, j'ai rencontré Krotal. Puis, par la suite, Mapan Records faisait un casting pour leur compilation et j'ai commencé à travailler plutôt dans le hiphop. Il y a très peu de jeunes aujourd'hui qui échappent au hip hop. J'ai cependant eu des influences venant de mon père qui écoutait le jazz, la soul, la bossa-nova, Gilberto Gil, Nina Simone, Ray Charles, bref la musique noire. Je suis revenue à mes racines, si je puis dire.

Est-ce que vous avez pris des choses d'ici ?

J'ai pris des choses d'ici mais étant donné que ma musique est très métissée, très hybride, on ne peut pas vraiment le sentir en surface. Mais quand même, dans une chanson comme « Tob assi », je me suis inspirée du makossa. Dans « Dry my tears », je me suis un peu inspirée du bikutsi et du mangambeu.

Cette musique ouverte est-elle un choix réfléchi ?

Au départ, ça s'est imposé tout seul. J'ai grandi entre l'Occident et l'Afrique. Je suis le produit de plusieurs cultures. Avant, c'était naturel mais aujourd'hui, je le revendique parce que le monde n'est ni noir ni blanc, il y a toujours des médians et je suis là pour les apporter. J'ai juste envie que tout le monde se reconnaisse dans ma musique. Pour moi, la musique n'est pas une secte.

Quel sens donnez-vous à votre émergence ?

Ça signifie qu'il y a des jeunes qui travaillent, qui ont envie de faire les choses peut-être différemment, d'apporter quelque chose, de partager leur univers, leur vision parce que tout n'est pas sombre. Il faut bien comprendre qu'il y a aussi des gens qui ont des choses à dire et qui font attention à la qualité des textes, qui passent le message d'une certaine manière. Voilà la nouvelle génération de la scène urbaine.

Decouvrez Danielle Eog dans la Video " Je wanda " en Collaboration avec des grands noms du hiphop Camerounais (Final D, Big B-Zy, Feros, Krotal, Guch' K) .




Retrouvez Danielle Eog dans son blog sur myspace :http://www.myspace.com/danielleog

Retro: Le rap camerounais change de cap


Mutations : publié le 17.08.2006

Les albums sortent de plus en plus et le public s`élargit.
Samedi 12 août 2006. Il est près de 20h, pourtant, la salle du centre d`art contemporain Africréa a du mal à trouver son public. Ce soir, comme il y a une semaine en ces mêmes lieux, un rendez-vous a été donné aux jeunes de la capitale du Cameroun. Le spectacle baptisé XXL K`mer hip hop doit leur permettre de communier avec des artistes locaux, qui sont devenus des vedettes pour eux.
L`un d`eux est d`ailleurs visible dans la salle. Calme, dreadlocks, lunettes aux yeux. C`est Le Bronz. Il vient de mettre sur le marché son tout premier album et l`occasion du spectacle de ce soir le fera découvrir au jeune public qui s`est déplacé. Olivier et Brice sont en vacances. Ils viennent de la ville de Bafoussam, dans la province de l`Ouest, et semblent tout émus de voir un artiste qu`ils apprécient. Ils regrettent que d`autres, à l`instar de Sultan Oshimihn, programmé le week-end précédent, ne soient pas là.

Comme Brice et Olivier, les jeunes Camerounais ont désormais des idoles locales dans l`univers du rap. A côté de 50 cent, Jay Z ou encore Snoop Dog, rappeurs américains adulés, les rappeurs camerounais ont désormais eux aussi la cote auprès du public local. Le tout premier album de Koppo, sorti en 2003, a eu un succès presque inédit pour un rappeur camerounais. Et désormais, nombreux sont les jeunes qui attendent la suite de l`aventure et un deuxième album annoncé pour 2007.
Krotal, autre rappeur camerounais, est lui aussi désormais une star pour les jeunes. Il a été invité, il y a quelques semaines, au festival Gabao hip hop, qui s`est déroulé au début du mois de juin à Libreville au Gabon. Lui aussi prépare son second album et note bien une évolution dans le hip hop camerounais : " Je crois que le rap Kamer se professionnalise. Il a son public bien à lui et je crois que c`est une bonne chose. La scène rap camer doit vivre. Ce que je déplore, c`est le manque de scène amateur qui révèle les nouveaux talents ".

A Libreville, Krotal était accompagné par le groupe Ak Sang grave, vieux routier de la scène rap nationale et qui vient aussi de mettre un album sur le marché. La question qui se pose aujourd`hui est celle de savoir comment, en quelques années, les rappeurs camerounais ont pratiquement changé de statut, passant de celui de voyou à celui de stars de la musique camerounaise.
Déjà, on ne peut pas occulter le fait que la qualité de cette musique s`est considérablement améliorée. Mais surtout, loin de se contenter d`une copie servile du rap tel qu`il se faisait en Occident, les artistes camerounais se sont progressivement appropriés les rythmes traditionnels. Résultat : une musique de fusion qui a conquis le public local. Bantou Po si, avec son premier album sorti en 2001, peut être considéré comme l`un des porte-étendards de cette musique-là.

Un autre groupe qui s`illustre par ce côté multiculturel, c`est S-Team. L`équipe du Sud (South Team), avec son premier album, a offert au public .
une musique dans laquelle, comme le souligne Olivier, "On trouve le reflet de la culture camerounaise". Que les chansons soient en français, en pidgin, en camfranglais ou dans les langues camerounaises, elles ont toutes un point commun.
Le rap au Cameroun a gardé quand même l`un de ses éléments caractéristiques, en dehors du look de ses adeptes : les textes. Si quelques uns parlent d`amour (Bantou Po si, Koppo, etc), beaucoup préfèrent s`intéresser aux problèmes de la jeunesse. Le chômage, l`attrait de l`Occident, la misère galopante, etc. Et parfois avec des mots durs. Cette aile dure du rap camerounais est notamment représentée par Valsero, qui met un point d`honneur au côté militant de sa musique. Pour lui, il y a le rap et d`autres styles de musique. Pas des mélanges.

Opposition
Ses compositions sont de véritables brûlots à l`endroit de la classe dirigeante actuelle. "Ce pays tue les jeunes… Cinquante ans de pouvoir et ils ne lâchent pas prise, la jeunesse se meurt à petit feu… les vieux se saoulent à l`eau de feu ", chante-t-il. Le jeune homme parle de corruption, accuse les vieux au pouvoir d`homosexualité. Bref, crie tout haut ce que certaines personnes ne cessent de chuchoter pour parler de l`avenir hypothétique de la jeunesse camerounaise.
Cette façon de voir n`est pas générale dans le rap camerounais, d`où la petite guerre qui oppose les rappeurs qui se veulent puristes et ceux qui pensent qu`il faut adapter le rap à notre environnement. Koppo faisait allusion à cette opposition dans une interview accordée au site kamerhiphop : " Rappeur ou pas, je fais de la musique qui plait à beaucoup de personnes, dieu merci ". Dj Zion, l`un des précurseurs du rap au Cameroun, a lui aussi son mot : "Je pense que le plus important, c`est de faire du bon rap. Je prône un hip hop industriel et charismatique."

C`est avec la télévision que le rap s`est installé au Cameroun, c`est avec la télévision aussi qu`il gagne en popularité, avec notamment la pluralité des chaînes qui offre désormais plus de plate-formes d`expression aux rappeurs locaux. Les différentes chaînes de télévision ont désormais consacré des espaces à ce qui est devenu, au fil des temps, le rap Kamer. Depuis Benjo et son "Indomptable rap" en 1998, plusieurs autres albums de rap ont suivi. Plusieurs spectacles aussi, que ce soit dans le cadre des Sunday rap organisés dans les années 90 à l`espace Africréa à Yaoundé, ou plus tard Ça me dit rap de Axe jeunes, le principal diffuseur du rap camerounais, ou enfin Xxl k`mer hip hop, lancé le 5 août dernier.
Big Bzy, Negrissim, Bantou Po si, Rasyn, Zomloa Famila, Ak sang grave… ont suivi le chemin, et ouvrent certainement la voie à une autre génération de rappeurs. Ils continueront à poser les problèmes de la jeunesse à laquelle ils appartiennent. Et pour soutenir et encadrer ce mouvement, Mapane Records, la structure mise sur pied par Louis Marie Tsoungui (Magix d`abord, puis Mapane à partir de 2001), continuera l`œuvre qu`elle a commencé en produisant plusieurs d`entre eux.

Jules Romuald Nkonlak
2008 - 2009 ,Rap Camer Network - Contact : rap.camer@yahoo.fr